25 octobre 2006
Les vieilles pierres de Philippi..
après une grasse mat' méritée, on a rendez-vous avec notre bonhomme pour se rendre à Philippi, où les ruines d'une ancienne cité Macédonienne sont étonnamment conservées.
Dans le même trip j'avais déjà vu les sites archéologiques de Vergina et Dion, et c'était franchement pas dément.. mais Christos semblait assez élogieux avec celui là, et les dépliants touristiques le dépeignaient comme l'un des plus riches de la région. Bingo. Pas regretté le détour.
Site particulièrement vaste, avec des ruines parfaitement identifiables. amphithéâtre, arche, palais, bains.. bien puissant celui ci.

Dans la foulée, on entreprend une grimpette d'une petite heure pour atteindre le sommet du Mont qui surplombe le site, histoire de profiter du panorama.. le soleil est pas au rdv, mais la vue depuis en-haut n'en demeure pas moins étourdissante.

En fin d'aprèmidi, retour sur Kavala pour prendre le bateau, destination Thassos.
24h à Thassos..
La plus au nord de toutes les îles grecques sur les cartes. En façe de Kavala, à une heure de bateau.
On débarque en soirée. Quelqu'un nous attendait à la sortie du ferry, venu nous chercher.. c'est le darron de Despina, une copine de Christos, qu'on avait rencontré la veille autour d'un café. la fille s'était démenée pour qu'on trouve un hébergement pas cher, alors que les chambres dispos sur l'île sont rares (la saison touristique est finie, les saisonniers sont partis..). Résultat, 10 euros/personne la chambre double, avec télé & coin cuisine..
Le type fait 3 voyages pour nous emmener en voiture jusqu'à son auberge, 800m plus loin.. les chambres sont confortables, sa femme nous offre le café.. l'hospitalité à fond les manettes.
efkharisto poli..
le lendemain, tout est fermé. Normal. Un dimanche matin, jour des élections a fortiori, et en cette saison.. les bus circulent pas, ou ceux qui le font entreprennent le tour de l'île sans s'arrêter (pas top pour profiter de l'endroit..), les agences de locations de bagnoles ou de scooters, c'est pareil, closed.. ça va être showlight.
On se divise en petits groupes, et en stop on parvient jusqu'à la principale ville de l'île. Là bàs, un vieux bonhomme adorable nous conduit lui-même en voiture jusqu'à une agence rent a car (fermée, comme toutes les autres) dont il connait le proprio.
Un coup de fil et 5 minutes plus tard, le mec débarque (si si, un dimanche matin, vous rêvez pas..), ouvre la boutique et nous file deux caisses.
Âge minimum requis pour les conducteurs : 23 ans..
on en a 21, 22.. le gars ferme les yeux.
35 euros par caisse pour la journée. divisé par 4 dans chaque bagnole, c'est cadeau. Une fois de plus...
les gens i déchirent tout, j'vous jure.
Alors, 2 p'tites opel toutes nazes, mais pitain quel bonheur de faire chanter les pneus sur ces ptites routes de montagne.. 3 mois que j'avais pas touché un volant, du plaisir en barre, sur un 'circuit' magnifique.
ballade du tonnerre, par un grand soleil, avec des vues imprenables dès qu'on passe un oeil par la vitre, en s'arrêtant de temps à autres pour prendre des photos et admirer ce qui s'étale devant nos yeux..
une halte dans un monastère, quelques autres en haut d'une crique, au bord d'une plage sauvage ou au coeur d'un vieux village typique.. quelques heures de ballade, un pur régal.
Bateau en début de soirée sur le chemin du retour. Une fois de plus le timing est parfait, on se tape le coucher de soleil pendant la traversée. Prises de vues extraordinaires.
J'adore. Je shoot à tour de bras, j'ai dû prendre 300 photos dans l'heure. Je m'éclate avec les formes, les volumes, la lumière, les symétries, les reflets, les mouvements, les diagonales, les effets..
sur le moment, je trouve tout merveilleusement beau. Voilà un p'it échantillon alternatif, des pics plus 'expérimentales' quoi.
***
20 février 2007
Road trip in West Macedonia, part one
Pas de plan particulier ou de soirée prévue en ce milieu de semaine, c'était donc l'occasion de partir un peu en vadrouille.
Envie de découvrir un peu plus en profondeur les contrées du Nord de la Grèce, (on aura tout loisir de mettre le cap au Sud lorsque les beaux jours arriveront) profiter de la voiture pour rayonner dans une région toute entière, afin d'en avoir une vue d'ensemble.
Nous v'là partis à 5 pour une tite virée de 3 jours dans l'Ouest de la Macédoine, jusqu'aux frontières de l'Albanie. La feuille de route, c'était une jolie boucle de 6 ou 700 bornes, au tracé soigneusement exhaustif : Veria, Naoussa, Florina, les lacs Prespa, Kastoria, Kozani, et retour à Thessalonique.
Première halte donc : Veria, petite bourgade sans charme particulier, une centaine de km à l'Ouest de Thess.

En fin d'aprèmidi on rejoint Naoussa, localité verdoyante qui domine d'immenses plaines viticoles..

...Et accessoirement, ville de carnaval. On croise quelques défilés, au détour des carrefours du centre ville..
le soir, on redescend sur Kozani dormir chez Arnaud. (gratis, c'est sûr, on fait des économies ; mais alors 5 pour un seul matelas 2 places, c'est folklore ^^)
Mercredi matin, c'est tipar pour une grosse journée de voyage, dans une région étonnamment snobée par le Routard, mais qui recèle de trésors naturels. (meilleurs guides pour l'occasion : la Bibliothèque du voyageur Gallimard, de guide Voir de Hachette, ou le Lonely Planet..)
Sur la route qui mène aux lacs Prespa, on s'arrête d'abord à Florina, cité tristounette ou les 2 seuls musées sont fermés, où la rivière est à sec et où l'office de tourisme n'a rien à conseiller. Bref..

Routes de montagnes (un régal de conduire), on s'arrête parfois admirer le panorama et prendre quelques clichés..
Sur l'heure du midi, nous voilà enfin aux lacs Prespa. Unique parc national de Grèce, une des régions les plus sauvages du pays, aux frontières de la Grèce, de l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine et de l'Albanie. Deux lacs, Mikri et Megali Prespa (le grand et le petit, quoi), perchés à 850m d'altitude, séparés par une étroite langue de terre, réserve naturelle abritant de nombreuses espèces protégées. Fabuleusement beau.
Clou du spectacle, les lacs Prespa
On s'aventure jusqu'au petit village de Psarades, sur les rives du Megali Prespa..
de là, on négocie à bon prix la ballade sur le lac, et c'est parti pour une heure de bonheur brut.
cabotage le long des falaises, on prend le temps de s'arrêter près des grottes ou des icônes peintes à même les rochers..
Plus on avance sur le lac, plus on est saisi par la beauté de l'endroit, merveilleusement préservé.
on accoste le temps d'aller admirer une chapelle nichée au creux d'une falaise..
Une vue démentielle s'offre à nous.
j'en ai pris plein les mirettes, le site est éblouissant.
Naturellement j'm'en suis donné à coeur joie avec l'apn.. tite sélection de photos moins classiques :

je mitraillais dans tous les sens, jamais pris autant de photos ^^
beau souvenir.
Road trip in West Macedonia, part two (suite et fin..)
après ce petit bijou de ballade, le type du bateau nous acceuille dans sa taverna, où les truites du lac sont cuites sur le grill..
Dans l'aprèmidi, on reprend la voiture et on redescend sur Kastoria.

Kastoria... l'endroit des castors, en grec. Capitale de la fourrure, une des cités les plus pittoresques de Macédoine, qui coupe en deux le lac d'Orestiada. Tritrijouli.
Le genre de village grec ou il fait bon vivre, entouré de montagnes, en bord de lac, paisible, fier d'un héritage post byzantin omniprésent..
En soirée, le périple s'achève du côté de Kozani. Comme mentionné précedemment, c'était le jour 'climax' du carnaval en ce jeudi 15...
que de monde dans les rues.. quelle ambiance dans les bars.. sur les places.. en bas de chaque quartier, partout..

Les grecs ont su préserver cette tradition, et c'est génial de retrouver les bambins, les jeunes, les papas ou les petites mémés faire la fête tous ensemble. J'ai gardé quelques vidéos collector.. sur une place, un papy mène la danse sur une chanson paillarde, et la foule regroupée autour de lui reprend chaque phrase en choeur après lui, en tournoyant joyeusement, toutes générations confondues..
En ville, les déguisements rivalisent d'originalité, et ça fait la fête jusqu'à pas d'heure..
22 février 2007
A part ça, Patras..
ba c'était cool..
le soir, rues bondées bien entendu, spectacle de clôture sur le port devant des milliers de personnes, avec une troupe française qui a livré une corégraphie de haut vol sur du son & lumières, puis feu d'artifice final dans la rade..
sur chaque place en centre-ville la fête se prolonge, les voitures servent de sono et ça danse autour, comme aux plus belles heures des teufs à l'ancienne chez nous^^

je décide de rester un jour de plus à Patras, pour voir la ville entre autres, alors que la ptite troupe qui m'accompagnait a choppé un bus dans la nuit pour rallier Athènes.
Au réveil a midi, c'est l'hallu comme la ville a changé de visage. Les services municipaux sont d'une efficacité par ici.. toutes les banderoles ont été décrochées dans la nuit, les rues nettoyées de fond en comble, y'a plus un chat en ville, impossible de croire qu'il y a eu un carnaval ici quelques heures avant.
C'est quand même la 3e ville du pays par la population (la 4e, si l'on dissocie le Pirée d'Athènes), mais sa taille reste raisonnable, et on peut voir l'essentiel en se balladant à pied.
Pti coup de coeur pour la superbe église Agios Andreas, ''haut lieu de pélerinage orthodoxe et plus grande église des Balkans'' dixit Le Routard... A l'intérieur, la croix de Saint André, son crâne conservé dans un coffre imposant, et son lustre emblème des Paléologue.

Quelques mètres plus loin, sur la même place, des marches descendent à la source de Déméter, légendaire pour ses vertus curatives.
Après avoir vu l'essentiel des curiosités de Patras, cap plein Est, pour atteindre Corinthe dans l'apremidi. Au lieu d'emprunter la nationale (réputée la plus dangereuse de Grèce, lol) j'ai décidé de suivre l'ancienne route, qui longe la côte de villages en villages. Temps grisounnet, mais sympa quand même.
24 février 2007
Athènes, mise en bouche.
Englué dans les bouchons de fin de week-end (le lundi était férié), je mets 3h pour avaler les 80km qui séparent Corinthe d'Athènes.. arrivée en soirée, je retrouve les gens à l'auberge de jeunesse, grosse journée en perspective le lendemain.
Mardi matin, visite du Musée National Archéologique.
La Rolls des musées Athéniens, le temple de l'archéologie, dans la capitale mondiale du genre.
Extraordinaire musée, il va sans dire.
Pourtant, l'archéo est loin d'être ma discipline favorite, clairement. Autant j'adore les musées axés Art contemporain, les travaux photos, les galleries naturalistes et tout ça, autant j'ai peine à rester plusieurs heures à apprécier un site archéologique. Mais celui ci, on m'avait mis au parfum, c'était du lourd. Au premier semestre, Max et Frankie avaient passé 9h dedans.. et plusieurs guides conseillent de le faire en deux fois voire plus pour vraiment l'apprécier à sa juste valeur.
Perso, je n'y ai passé ''que'' 5h. Mais j'y retournerais, assurémment. C'est canon, immensémment riche. Gigantesque déjà, sur deux étages, excellement organisé (repensé entièrement et réouvert à l'occasion des jeux, en 2004), par périodes (néolithique, âge cycladique, périodes archaïque, classique, héllenistique..), et en anglais parfaitement abordable.
Quelques pièces d'art incontournables aussi, réellement impressionantes, comme le célèbre masque d'or d'Agamemnon, trouvé par Schliemann à Mycènes, les extraordinaires kouroi (1 kouros, des kouroi ^^) de la période archaïque, la majesteuse statue de Poseïdon, chef d'oeuvre de la sculpture classique de 2.09m, repêché en mer, ou encore le fameux jockey de l'Artémission, tout en bronze..
Une demi-journée en immersion dans cet univers, c'est terriblement enrichissant. Ce musée, j'y retournerais chaque fois que j'en aurais l'occasion, c'est clair. Une bête de chef d'oeuvre.
La journée sur Athènes..
L'aprèmidi, je file à l'office du tourisme, je repars avec un max de doc' en français, et je me mets à bâchoter tout ça. Je prend conscience très vite qu'Athènes recèle de trucs à voir, et qu'il faudra que je revienne passer du temps ici pour en profiter à fond. Du temps, j'en trouverais, mais je veux à tout prix éviter de 'bâcler' le truc en 2-3 jours, en ne voyant que l'essentiel des hauts-lieux touristiques ; plus je lis et j'apprend sur Athènes, plus j'aspire à appréhender la ville de façon la plus exhaustive possible. Or pour divers impératifs d'ordre pratique, on doit remonter sur Thess dans la nuit de mardi à mercredi.
Le soir, je flâne pépère dans le coeur de la capitale – place Syndagma, en façe du Parlement, puis au détour des ruelles de Plaka – et je me pose dans un bar qui retransmet le huitième entre Lille et Manchester. Rempli d'anglais et de.. Lensois, qui forcément, étaient pour Manchester lol.
Petite aparté : j'ai été frappé par le nombre de français croisés là-bàs. J'immagines que pourtant, février n'est pas la période touristique par excellence.. mais alors dans le centre d'Athènes plus que partout ailleurs à l'étranger, ça parle français à tous les coins de rue.
Première approche d'Athènes donc, de nuit, aux alentours des points névralgiques de la capitale.. belle impression.
Envie d'approfondir tout ça rapidement. Je me promets d'étudier sérieusement les guides en rentrant à Thessalonique, et de revenir bien organisé, dès que possible.
On pars donc d'Athènes dans la nuit vers 0:30, et on est à Thess avant 5:00. Ceci dit, la route qui relie les deux plus grandes villes du pays est loin de l'image que je m'en faisais : non, c'est pas de l'autoroute tout le temps, et y'a même un certain nombre de passages une-voie. (!)
Suite du parcours..
Corinthe..
j'étais prévenu, c'est certainement pas la ville la plus transcendante du Péloponnèse, ni la plus intéressante des cités antiques, et même les guides touristiques peinent à trouver quelque élément digne d'intérêt.

A quelques km de la ville moderne toutefois, sur les hauteurs, on peut s'arrêter rapidement devant le site archéologique, d'où l'on aperçoit l'acrocorinthe, au sommet d'une colline.. j'y retournerais certainement, quand le temps sera plus agréable, mais sans en attendre trop non plus.

Je fais ensuite un crochet par Loutraki, charmante localité dont les guides recommandent le paysage, puis m'engage sur la route d'Athènes, histoire d'aller voir quand même ce fameux canal de Corinthe.

une énorme falaise coupée au rasoir sur 80m de hauteur, assez impressionant. Inauguré en 1893, réduisant le Péloponnèse au statut d'île et non plus de presque-île. (séparée du continent par 24,6 mètres, soit la largeur du canal...)
A Corinthe, en fin d'aprémidi, choix à faire pour la suite du parcours..
3 possibilités se présentaient :
La première, remonter directement sur Thessalonique, et foncer ensuite sur Sofia avec Arnaud. Un pote à lui, bulgare et étudiant à Lyon, passait quelques jours en famille dans la capitale, et s'était proposé d'héberger et servir de guide.
La deuxième, c'était de partir sur Athènes, rejoindre la clique avec qui j'étais descendu la veille à Patras, puis rentrer at home le lendemain soir.
Et la dernière, rejoindre Frankie dans le Péloponnèse, où il voyageait depuis 5 jours déjà avec un ami à lui (son ancien prof de maths de lycée, venu de France pendant les vacances passer un petit séjour en Grèce). Leur restait à faire la partie Est de la région, côté Epidaure, Argos, Mycènes, Nauplie...
séduisant sur le papier, mais le beau temps n'était pas au rendez-vous. J'ai donc préféré remettre ça à des jours meilleurs, pour en profiter à fond, plutôt que d'aller voir tout ça sous la grisaille de février et en revenir frustré au final.
Du coup, j'ai opté pour la seconde solution, et j'ai rejoint les gens à Athènes le lundi soir.
Fin de l'escapade dans le Péloponnèse, la suite très vraissemblablement au printemps.. :-)
28 février 2007
Athènes... pour de vrai, cette fois.
Ce séjour, je l'ai envisagé de façon un peu particulière. Envie de tout faire, de tout voir. Nécessairement, ce serait long, des journées entières à arpenter la ville à un rythme soutenu.. Du coup, j'ai emmené personne sur le porte-bagage cette fois, 'me le suis fais solo.
--> Y'a des voyages qu'il est bon de faire à 30 ou 40, (genre partir faire la fiesta à Mykonos..), d'autres qui nécessitent d'être en petit comité, à 4 ou 5, pour un road trip par exemple, d'autres encore qui tolèrent un petit groupe d'une douzaine de personnes.. Mais pour le genre de séjour que j'avais en tête, même pas immaginable que quelqu'un puisse suivre sans en avoir plein les bottes au bout de 2h.
J'ai choppé le dernier train du soir au départ de Thess vendredi 23, et ne suis rentré que le 1er mars tard dans la soirée. Autant dire que la capitale, je l'ai carrément retournée.
6 jours de découverte intensive, de 8h du mat' jusqu'à 21, 22, 23h, quotidiennement.
Ville fabuleusement riche, tournée vers la mer, métropole de plus de 4 millions d'habitants, des millénaires d'histoire.. un vrai plaisir que ce séjour. 14 musées visités, plus de 900 clichés ramenés (une fois triés !), des dizaines de kilomètres effectués à travers les circuits antiques, byzantins, ottomans, les différents quartiers, anciens, étudiants, cosmopolites, bohèmes, artistes, bourgeois, industriels, touristiques..
ce serait long à raconter, très long.. La flemme.
j'vais même pas chercher à résumer ; On va se contenter de balancer quelques pics en vrac, et des bribes de récit façon ultra-sélective..
Le Parlement, place Syndagma... Construit à l'origine pour
servir de Palais au roi Othon, il est devenu le siège de
l'Assemblée pendant l'entre-deux guerres. Vue du rocher de l'Acropole,
depuis les ruelles de Plaka, à la tombée de la nuit.. cours d'eau place Syndagma,
devant la bouche de métro, en plein coeur de la capitale. Vue d'Athènes, depuis le sommet
de l'Acropole, à travers une faille dans la pierre.. suffit de s'intéresser
de plus près aux secrets de sa conception pour mesurer tout le
génie de l'édifice. vue d'Athènes (Plaka,
avec la colline du Lycabette à l'arrière-plan), depuis
l'Acropole Les caryatides de l'Erechtéion,
temple voisin de quelques mètres du Parthénon vue plongeante sur les ruines de
l'Olympeion (sanctuaire de Zeus Olympien), depuis la pointe de
l'Acropole vue sur la colline des nymphes, au
sommet de laquelle se dresse l'Observatoire (ainsi que
l'Eglise Agias Marinas, juste en contrebas..), depuis la Porte
Beulé
vue d'Athènes depuis le sommet
de la colline de Philopappos, dans l'axe du Parthénon
puis de Lycabette, au fond.. Le monument de Philopappos, au sommet
de la colline du même nom.. L'ancienne salle du Parlement, au coeur
du Palea Vouli, qui abrite aujourd'hui le Musée
Historique National.
''Le Coureur'', devant l'hôtel
Hilton, sur la place de la Grande Ecole de la Nation.. ''Le Coureur'' toujours, sous un
autre angle, comme prêt à s'envoler sous l'effet de la
vitesse..
sculpture impressioniste de K.
Varostos, entièrement en verre. (1988) édifice Art Déco, sur
Vassilissis Sofias.. Le Palais Présidentiel,
au fond du jardin
vue d'Athènes depuis la
colline Strefi.. (à gauche, le Lycabette..)
Les célèbres Caryatides,
à l'étage d'une maison, au n° 45 de la rue Agion
Assomaton..
Le Théséion (ou
temple d'Héphaïstos), à l'extrémité
Ouest de l'Agora..
relève de la garde, rue
Attikou, entre la résidence du 1er ministre et le Palais
Présidentiel
La place de l'Université, le
long de l'avenue Panepistimiou
Le palais Zappeion, haut lieu de
Congrès, de sommets européens, de conférences
politiques ou expositions en tout genre..
la cour intérieure du Zappeion..
qui recevait ce jour là un congrès viticole, avec
stands de dégustation de vins.. (je sais, j'ai le sens du
timing..) le Théséion à
nouveau et ses exceptionnelles colonnes doriques, façade Est,
le mieux préservé de tous les temples antiques.. la place Monastiraki, véritable
musée à elle toute seule.. à gauche, la
Mosquée Tzitaraki, témoin de 4 siècles
de domination ottomane sur la ville.. juste derrière, la
Bibliothèque d'Hadrien.. au fond, le rocher de
l'Acropole illuminé.. et à droite, la station
néoclassique du métro, symbole de la capitale
moderne... la statue d'Athéna, au
sommet de l'Académie.. l'Académie justement,
depuis la seule façade pas en travaux.. (auquel on est pas
censé avoir accès..)
la légendaire prison de
Socrate, au début de l'ascension de la colline de
Philopappos... Le théâtre de Dionysos,
à l'entrée du site archéologique, situé
sur le flanc sud de l'Acropole.. plus ancien théâtre
connu, a vu jouer Euripide, Sophocle, Eschyle ou encore
Aristophane...
L'Odéon d'Hérode
Atticus, qui accueille aujourd'hui encore des concerts en plein
air, l'été.. la Stoa d'Attale, au milieu de
l'Agora, qui abrite le musée du site. le Coupeur de bois, de D.
Philippotis, célèbre statue qui fait façe au
stade Panathénien Au sommet de Lycabette, à
la tombée de la nuit le bâtiment néoclassique
de la Bibliothèque Nationale, sur Panepistimiou.. Depuis le sommet de la colline du
Lycabette encore une fois, de nuit.. le Portique d'Eumène,
édifié au Iie siècle avant notre ère, par
le roi de Pergame.. Gazi, ancien quartier industriel
devenu pôle d'attraction culturel et centre animé.. Des statues typiquement grecques, sur
l'avenue Eleftherios Venezilou. la Tour d'Athènes,
premier gratte-ciel de la capitale, juste derrière l'hôpital
Ippokratio.. le Discobole, statue de bronze
de K. Dimitriadis L'immeuble de la Banque Nationale de
Grèce La façade du Musée
Historique National, place Kolokotroni Havre de paix au sommet de la colline
Strefi.. Les Propylées, ultime
rampe d'accès vers l'Acropole, juste derrière le temple
d'Athéna Nikè Le stade Panathénien
(Kallimarmaro, 60 000 places.. ! ) construit en vue des
premiers Jeux Olympiques modernes.. Le haut de la Porte d'Hadrien,
coincée entre Plaka et le Jardin National... Le Jardin National justement, et
ses agréables allées... L'entrée du Musée de
la Guerre, juste derrière le musée Byzantin
& Chrétien.. vue de l'Acropole au soleil couchant,
depuis la colline de Philopappos.. Le monument de Philopappos, en
nocturne cette fois.. un crépuscule sur Athènes,
avec le port du Pirée au loin..

Le Parthénon, chef
d'oeuvre absolu de l'architecture mondiale..


demeure néoclassique, quartier
Kolonaki..
le Palais Stathatou, sur
Vassilissis Sofias..
L'Université, troisième
édifice de ''la trilogie néoclassique du savoir'',
coincée entre l'Académie et la Bibliothèque
Nationale..
Samedi, je me suis fait les circuits byzantins et ottomans. Périple interminable au coeur de la vieille ville, en quête du moindre clocher des XIe et XIIe siècles (âge d'or de la période byzantine), du moindre vestige de la présence ottomane (qui elle dura près de 4 siècles, Athènes ne se libérant du joug de la domination turque qu'en 1833..). j'vous épargne les photos, possible que ça n'intéresse que moi d'ailleurs ^^
Le dimanche, alors que le ciel fait toujours grise mine, j'attaque en profondeur les quartiers ''historiques'' de la capitale, Plaka en tête, mais aussi Gazi et Psiri.
L'amélioration météo est enfin annoncée pour le lundi matin. Dès l'ouverture, je me pointe donc à l'Acropole, prend la matinée pour découvrir le site, et savoure enfin les premiers rayons de soleil sur la ville vers 11h, depuis le sommet. Journée passée à arpenter le circuit de l'Athènes antique. (Agora, colline des nymphes, Pnyx, Théséion, cimetière du céramique, Olympéion, etc...)
Soirée passer à rêver au sommet de Lycabette en regardant la ville illuminée.
Mardi 27, après trois jours de marche intensive et peu de plages de récupération, je commence à être carbo.^^
Moment idéal pour attaquer la visite des plus gros musées de la capitale.
Musée Historique National dans la matinée, puis numismatique en début d'aprèmidi, dans la somptueuse demeure de Schliemann, et le Byzantin pour finir.
Le mercredi, c'est l'unique journée où nombre d'entre eux sont ouverts non-stop jusque tard le soir, c'est le jour parfait pour en profiter. Je me concocte donc soigneusement un itinéraire qui prenne en compte la situation géographique des musées dans la ville, leur intérêt et leurs horaires d'ouvertures, afin de dessiner un circuit judicieux qui me permette d'en arpenter le maximum.
Résultat, un Marathon-Museum inoubliable, entamé à 8:00 pétantes dans l'enceinte du musée philatélique, et achevé vers 21:30 en sortant du Jewellery Museum. (fatigué, si^^, quand même..)
Entre les deux, j'aurais vu la Pinacothèque nationale Alexandros Soustos, le musée de la guerre, celui du costume grec, puis de la ville d'Athènes, et après une pause casse-dalle appréciable, j'ai enchainé avec celui d'art populaire, le Benaki, une expo consacrée à Dali, puis le musée d'Art Cycladique et enfin celui des instruments de musique. Clairement, je n'ai pas eu le temps d'apprécier chacun longuement et en profondeur ; mais c'était pas ce que je recherchais.
J'aurais probablement l'occasion d'y retourner un jour, voire plusieurs fois, au moins j'ai pris mes marques. Envisagé le patrimoine dans sa globalité, repéré lesquels étaient plus particulièrement digne d'intérêt, lesquels j'aurais envie d'approndir.. Ainsi celui du costume grec par exemple, ou des instruments de musique, sont minuscules, et ne justifient pas forcément une halte de plus d'une demi-heure. Le célèbre musée Benaki en revanche, c'est le genre de mastodonte dans lequel on peut passer une demi-journée.
Jeudi, dernier jour de ballade, sous un franc ciel bleu, direction les beaux quartiers du Nord de la ville, côté Kipseli, Exarhia...
En fin d'aprèmidi, je boucle mon sac, et attrappe le premier train 'bon-marché' (comprendre pas top-confort, et qui s'arrête à toutes les gares, ce con..) pour Thessalonique. Le trajet, en train, c'est longuet.. m'enfin ici, les gens se parlent spontanément dans les wagons, et c'est donc l'occasion de faire connaissance et d'échanger. M'enfin, quand même 7h de voyage, au bas-mot, lol. La semaine précédente, pour rappel, j'avais mis 4h30 en voiture. Bref, c'est pas des TGV quoi.
Dans le train, j'en profite pour faire du tri parmi les quelques 1400 photos prises, je me replonge dans les guides qui retracent précisément l'histoire de la ville, qui détaillent son architecture, histoire de garder tout ça en tête, ou je relis les brochures des musées à tête reposée.. (et accessoirement, je sympathise avec ma voisine, une superbe plante de Rethymnon, en Crète, qui prépare un doctorat de bio, et venue passer quelques jours dans le Nord chez sa soeur..)
Pfiou.. je réalise que je viens de passer une semaine canon. Au coeur d'une des plus belles capitales du monde, dans un pays magnifique. Un séjour d'une richesse inouïe, et des images qui resteront en tête pour longtemps. Ciao Athènes.
(I'll be back, for sure..)






















































































































