30 octobre 2006
Fête nat'...
Hasard du calendrier, Le 14 juillet tombe un 28 octobre ici.
Commodité climatique, j'immagine.
(ici, i fait 150° un 14 juillet.. alors par compassion pour les gars qui doivent se trimballer en rangers/treillis sur l'asphalte brûlante en plein cagnard, z'ont décidé de caser ça fin octobre, après le re-doux.. fallait y penser.)
tite minute historique : ici la fête nationale correspond à la ''commémoration du Non'', autrement dit le refus de soumettre, opposé par le gouvernement grec à Mussolini.
(en même temps rien d'héroïque à ça hein, les italiens s'étant toujours pris des branlées mémorables contre tout le monde..)
Coup de bol, la cérémonie avait lieu à Thessalonique cette année. (alternance avec Athènes, un an sur deux, nan ?)
Drapeaux grecs aux balcons dès le début de semaine, parades & défilés ce samedi.

Ca démarre plutôt genre bal costumé, ambiance terroir & troubadours, et ça finit avec les F16 qui secouent le ciel au dessus du front de mer, alors que des bâtiments de guerre mouillent au large.

Paraît que la Grèce reste l'un des premiers pays importateurs d'équipements militaires, soit-dit en passant.
et que la part du budget alloué à la défense est considérable au regard du PIB.
-- Bon il se trouve que les Turcs font pareil en façe, et avec les mêmes armes, lol. (importation ricaine..)
Alors au jeu de qui a la plus grosse..
29 novembre 2006
Ciné cure..
17-26 novembre : Thessaloniki International Film Festival.
Le plus grand festival d'Europe orientale. Et s'il n'a pas encore l'aura de Cannes, Venise ou Berlin, son dynamisme lui fait prendre un peu plus de poids chaque année, et il gagne en reconnaissance dans le même temps.
3 sites, 7 salles bien conçues, des conférences, des tables rondes, une organisation huilée.. et une prog particulièrement dense, entre 40 et 50 films par jour.

En compétition, essentiellement des premiers films, avec un accent tout particulièrement mis sur le cinéma grec et des Balkans. Et hors-compétition, une large palette de films internationaux (tous en v.o., sous-titrés anglais si nécessaire).
En prime, 2 special focus sur les cinés brésilien et chinois. Et, clou du spectacle, une rétrospective du maître Wim Wenders, avec toute la filmographie du bonhomme.
Rentré d'Albanie à mi-festival, les cours mercredi et jeudi, la soirée erasmus vendredi, un anniversaire samedi, j'ai malheureusement pas pu profiter du truc à fond.
M'enfin je me suis quand même régalé avec quelques films brésiliens notamment, mais aussi argentins, albanais, allemands, hongrois..
Quelques guests de renom sont passés, en vrac Walter Salles, Juliette Lewis, Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Béart, Costa-Gavras..
beau festival, ça me ferait plaisir d'y retourner un jour.
22 février 2007
Agadou – dou – dou..
Carrr'navalll.. ! Du son comme ça toute la journée, je les ai encore dans la tête^^
Patras édition 2007... c'était bon, ça.
Enorme carnaval, le plus gros et le plus réputé de Grèce, et un des plus importants d'Europe après Venise. 3 semaines de fiesta, qui se terminent en apothéose le Dimanche précédant le Mercredi des Cendres, avec une parade gigantesque dans les rues de la ville.
50% de la communauté Erasmus thessalonicienne avait prévu de descendre là-bàs pour l'occasion, mais nombre d'entre eux ont dû se contenter du carnaval plus proche de Xanthi, pour des raisons de transport essentiellement.. Patras, c'est 600 bornes au sud en gros, sur la côte Nord du Péloponnèse, le long du golfe de Corinthe. On décolle au petit matin le Dimanche 18, histoire d'arriver sur place pour 14h, début annoncé des festivités.
Autoroute jusqu'à Larissa, puis bifurcation vers Delphes, route de montagne jusqu'à atteindre la côte, pour aller chercher le pont Rio-Antirio (magnifique) qui relie le Péloponnèse à la Grèce Centrale, à Patras.

Achevé à l'occasion des J.O. D'Athènes 2004, belle oeuvre architecturale, qui fend harmonieusement le golfe sur quelques centaines de mètres.. On l'aperçoit à des kilomètres, comme suspendu entre les cimes enneigées qui surplombent la ville de Patras, et les collines qui se jettent dans la mer d'autre part..
splendide tableau, magnifié par l'éclat du soleil qui scintille sur les cimes comme sur l'eau.
Pas de bol j'étais au volant, pas pu prendre les photos que j'aurais aimé, mais les autres mitraillaient à tout-va dans la voiture et ont réussi à en tirer 2-3 clichés potables.
A 14h on est à Patras, garés plein centre (une aubaine), et on entend de loin le vacarme du défilé qui a débuté.
La parade a duré des heures. Truc de ouf. J'ai cru que toute la Grèce était venue défiler ici. Toute l'aprèmidi, non-stop, des dizaines et des dizaines de milliers de personnes. jeunes, moins jeunes, retraités, mamans avec poussette, la ville entière était là.
Petit aperçu..
ça donne une idée des costumes, mais difficile de saisir l'ambiance au travers de ces images figées..
atmosphère festive, tout le monde court, saute et siffle dans tous les sens, au son d'un Samba de Bellini, de Love generation, des vieux classiques de Boney M ou des derniers hits dancefloor grecs..
j'ai gardé une vingtaine de vidéos (vive les cartes 2 gigas^^), en voilà une petite sélection.. NB : ça devrait arriver bientôt..
Edit : ayé.. !! cf article suivant ;)
vidéos carnaval Patras
25 mars 2007
Sven Väth, live..

Vendredi 23, Sven Väth live à Thessalonique...
ça c'est du gros, gros poisson, le genre d'event qui fait déplacer des centaines de personnes, venues spécialement pour la tête d'affiche.
30 euros l'entrée, c'est pas cadeau, mais le club était méga blindé. Les fanas d'electro étant pas légion parmi la communauté Erasmus, j'pensais pas avoir l'occasion d'y bouger.. (90% des clubbing addicts, tu leur dis Sven Väth, ça leur parle pas plus que Tartampion ou ma grand-mère.) mais c'était sans compter sur quelques furieux qui avaient déjà réservé la date. 3 allemands, Sandor, Ben et Lionel, 1 irish (Ultan) et un anglais (John), tous amoureux de bon son, et avec qui on s'est régalé.
On arrive sur place vers 3h du mat', après s'être chauffé en soirée erasmus dès 23h. L'endroit est classe (nightclub ''Boutique'', à deux minutes de la gare..), le soundsytem énorme. Un son pur, équilibré, un espèce de surround limpide, des basses profondes, tout pour envoyer du son lourd.
Les gars qui font la première partie font monter la sauce tranquillement, et Väth arrive aux platines vers 4h. Pour ceux à qui son nom n'évoque rien, c'est un des pionniers de la scène electro, un type qui tourne depuis 20 ans, du calibre des Jeff Mills ou Carl Cox.. un des grands noms du Djing, de ceux qui palpent du 15 000 euros pour 3h de set...
un allemand qui a bourlingué all over the world, et dont l'horizon musical reste relativement large. A l'origine, c'était plus dans le trip techno minimal, son indus, puis son univers a évolué vers l'acid house, jusqu'au confins de la trance (gros mouvement trance outre-rhin dans les 90's), et qui aujourd'hui envoie un son plus techno que jamais, dancefloor mais sans être raccoleur pour deux sous.
Grosse performance. On mesure direct le fossé qui existe entre les DJ résidents de gros clubs comme ça, aussi doués soient-ils, et les mastodontes genre Sven Väth, pros jusqu'au bout des ongles, qui jouent aux quatre coins de la planète depuis perpèt.. jusqu'à 8h, 8h30, pas une baisse de tension, un set au top, intense, très bon.
A 9h, on sort de la place... grand
soleil, les gens partent en bus travailler, les noctambules rentrent
se coucher... du son encore plein la tête.. bête de
soirée.








