1 an de vécu..

Un an en Grèce, pour la mémoire.. petite fenêtre sur une aventure d'Erasmus dans un pays canon.

11 octobre 2006

Vieux rapace..

jasper_s_birthday_2jasper_s_birthday_1 Dimanche, Jasper's birthday.


j'm'attendais à quelques spécialités hollandaises savoureuses..



résultat, du gouda et 3 chips dans un saladier.


On devait être 40 sur l'affaire, alors t'immagines, un saladier..

du coup j'ai tapé d'dans. J'ai bien pensé aux 39 autres ; mais bon j'me suis dit que j'aurais sans doute plein d'autres occasions d'être altruiste, pendant l'année.

Alors j'ai pas fait semblant, le saladier j' l'ai démonté en 2 temps/3 mouvements.
(la courtoisie, c'est le truc qui se trouve juste après l'estomac.)


Posté par p4pi à 23:40 - ma pomme. - Permalien [#]


10 novembre 2006

The world is mine..

conquest

Soirée jeux de société ce jeudi, dans un bar prévu à cet effet, autour d'une Amstel ou d'un Espresso.. très sympa. Au programme, un Risk, avec pour unique mission la conquête du monde.

Z'étions 6 à en découdre. Pour l'anecdote, 1 espagnol, 1 belge, 1 portos et 3 français. (En l'occurrence, une fois la partie commencée, on s'en fout : arithmétiquement, la donne ça devient moi contre le reste du monde.)

4h de lutte acharnée, bien agréable. Manquait que le suspens, lol. (désolé les gars..)


Alors biensûr on va dire.. ''en façe, j'avais pas des champions du monde, trop facile.. Les belges, c'est pas des gagnants dans l'âme par exemple.. ''

Certes. A part en tennis féminin (merci Justine), et peut-être le Standart de Liège dans les années quoi.. trente, trente-cinq.. (allez, on l'accorde) , ..faut se rendre à l'évidence : jamais un belge n'a triomphé de quoi que ce soit.

Mais le portugais lui, est autrement plus redoutable. Témoin la tradition d'excellence qu'il perpétue dans certaines disciplines, dans lesquelles il n'aura jamais d'égal à la surface du globe (Madame excelle dans la conciergerie par exemple, Monsieur dans le bâtiment..)

M'enfin j'ai quand même pris le risque de l'affronter : on s'embarquait dans un jeu de stratégie là, pas dans un concours de carrelage hein.

Puis l'espagnol, ba.. profil bas maintenant. z'ont voulu faire les malins en jurant de mettre Zidane à la retraite dès les huitièmes, en ont pris 3 dans la besace et le premier avion pour Madrid, et depuis on les entend plus.


Alors ok, au final, l'opposition était pas si terrifiante. N'empêche qu'une fois encore, j'ai tout massacré.

Carrément invincible dans ce genre de jeu stratégico-diplomatique.
(la diplomatie, c'est savoir nouer une alliance fifty/fifty des plus loyales.
La stratégie, c'est le faire parce qu'on sait que l'autre va claquer avant soi.)

sans rancune :p

Posté par p4pi à 23:51 - ma pomme. - Permalien [#]

04 juillet 2007

Me, myself & I


                                                         “– tu veux ma photo ?
                                                          – Ouais, pour la coller au milieu d'mon album de singes..”
                                                                          (Cour de recré, France, milieu des années 90.)


..Le post narcissique.


(il en fallait un).


in_the_darkparce que je me montre rarement en photos, à c'qu'il parait..

écoute, les paysages vierges c'est très joli, mais on aimerait te voir un peu sur les photos...”
Si j'écoutais les parents, j'aurais un cliché de tous les monuments du pays avec ma trombine au premier plan.
Ça fait très album Oui-oui je trouve : oui-oui à la plage, oui-oui en vacances, oui-oui prend l'avion...

donc ça ira, merci. (Génération nan-nan, @Diam's..)

c'est pas que j'aies un physique de radio hein, allez pas immaginer n'importe quoi : question de discrétion plutôt. Humilité légendaire, cultivée loin des flashs et des téléobjectifs. Bon, j'arrête de déblatèrer des conneries ; Parait que ça fait plus vécu de poser devant des jolies choses en fait, que ça donne une réalité au cadre..

ouais.

'spèce d'égoïste, t'te façon je prends les photos que pour moi.. et j'vous ferai  pas cadeau d'un sourire :p


Allons bon, au titre de l'album souvenirs, on va faire péter l'bouchon..
Quelques clichés réunis pour l'occasion, du me & myself décliné en 5 thèmes, tel un condensé de l'année en 15 prises..


En mode découverte d'abord, voyages inoubliables et horizons fabuleux..

1    2    3


En mode pacha, quand on est carrément les rois du pétrole, à savourer, dans des coins de rêve..

4    5    6


En mode girls, aussi.. aventurettes, long stories, and all kinds of relationships..

 7        8        alice___me


(z'mets tout' pti, kek'fois qu'ma maman tombe dessus..)


En mode éclate enfin, vacances du tonnerre, trips entre potes ou simplement du bon temps..

10    11    12


Et en mode  au taquet, pour finir,
en train de déconner à pleins tubes..    ..après avoir bouffé pour 4..             ..ou carrément perplexe.

fais_bien_le_con__tiens                p_tage_de_bide                songeur



..ah merde, j'ai pas retrouvé le “En mode révisions”. Attention, trompe-l'oeil : beaucoup, beaucoup de boulot en Erasmus. Limite j'vais avoir besoin d'une année sabbatique juste derrière.

Posté par p4pi à 18:50 - ma pomme. - Permalien [#]

16 juillet 2007

changé ?


difficile de répondre de façon tranchée.
..Beaucoup de choses évoluent imperceptiblement, seul le recul du temps saura témoigner de ces infléxions.


wooops..!   Stop-top-top.                     Wrong disk.


On r'commence.         Plus sincère alors.

(en même temps, vous plaignez pas trop - j'aurais pu mettre Iglesias, "je n'ai pas changé", ou carrément "oui, c'est moi, Jérôme, non je n'ai pas changé.." ^^)


Donc ; on la refait.



En parlant par exemple d'évolutions plus palpables, de dividendes plus immédiats..
            
Des trucs qu'on a appris à apprécier, par exemple. Du plus noble au plus insignifiant..

rapide tour d'horizon.



L'art, pour commencer, dans toutes ses formes. Après tant de musées, de visites attentives, de regards partagés avec des potes d'archi, notre perception a indubitablement évolué.... Sensibilité accrue à l'esthétique urbaine, aux constructions, à l'effort de beau.. puis l'art figuratif, en parallèle.. la fascination de l'art contemporain.. grosse ouverture à ce niveau là. Le sillon est tracé, reste à suivre la voie..

Plus anodin j'le concède.. les oranges.
La Grèce= gros gros producteur d'oranges, et fameuses avec ça, bien portantes, fraîches et juteuses : du coup je m'y suis mis, alors que j'en avais jamais mangé une de ma vie. (m'étais toujours contenté du jus, allez savoir pourquoi...). Ba une orange le matin au réveil, ou après un bon coup de sport, y'a pas plus vivifiant.

Puis la rando ; pas banal ça aussi.
la randonnée pour moi c'était bien le lubie de retraités en quête de nature, ou le trip de rigolos qui filent à St Jacques de Compostelle en pélerinnage : sport de pas sportifs, quoi.
Je sais de quoi je parle : les clients randonnée, chez Decath j'les voyais défiler à longueur de journée. y'a qu'à voir à quoi ressemblent les tenues de rando, c'est du bermuda beige design 1930, + les bottines et le bob, en gros.
Et ba curieusement, chaque sortie 'rando' cette année aura été un plaisir brut, qui m'a donné envie d'en faire beaucoup plus souvent. Y'a eu la grimpette du Mont Olympe, la traversée des gorges de Vikos, les longues marches au soleil du Mont Athos : chaque fois un régal.

la lecture
. Beau succès. Parfait novice en matière de livres, j'ai donc entrepris de suivre dans cette quête de culture littéraire une démarche analogue à celle qui m'a fait découvrir modestement le cinéma...  :
j'ai dû me régaler d'abord de Tarantino, Scorsese ou De Palma avant de savoir m'ouvrir à Jarmusch, Wenders ou Lynch.. et il a fallut plus de temps encore, et se constituer un certain bagage, pour savoir apprécier Altman, Lumet ou Peckinpah... Tout un cheminement.
Alors côté bouquins, j'ai démarré par du contemporain à succès, du best-seller à la prose facile voire tapageuse.. Beigbeder en figure de proue, ou Zeller, icône nouvelle génération, derrière le maître Houellebecq... et j'ai accroché, tout de suite.

Par contre, j'ai encore du mal dès que j'essaie de passer à l'étage du dessus.. où l'écriture se révèle plus dense, et le language châtié. J'ai calé en cours de route sur un pavé de Philippe Sollers par exemple, et j'ai du mal à avancer dans mon Voyage au bout de la nuit de Céline. Mais si le processus suit son cours, un jour viendra où je saurai apprécier Balzac, et citer Châteaubriant..

Parce que ça y est, le virus je l'ai choppé. Y'a des trucs qu'il faut absolument que je découvre.    Désir nouveau, qui prend source dans d'autres lectures, d'autres critiques, d'autres références.. réaction hautement improbable il y a quelques temps encore, où, complètement hermétique à cette forme d'art, les mêmes stimuli n'auraient rencontré que mon indifférence.

En rentrant, faut absolument que je lise les Essais, de Montaigne par exemple. Et le bouquin de Madeleine Allbright, l'ancienne secrétaire d'Etat américaine, qui semble passionnant. L'autobiographie de Frédéric Mitterrand, aussi. Et Machiavel.
Toute une liste comme ça, de trucs que j'aimerais déjà avoir dévoré et assimilé..

Suffira de se ménager le temps, finalement. On peut toujours prendre le temps... Je lisais récemment dans un hebdo que Villepin, même au coeur de la fournaise de Matignon et en proie à un emploi du temps démentiel, s'abreuvait quotidiennement de littérature, dès l'aube, avant que ses fonctions ne l'appellent à des tâches plus actives.


Pour finir, citons le goût du voyage, forcément... curiosité intellectuelle indubitablement décuplée.

Alors que je visite l'exceptionnel Dolmabahce sur les rives du Bosphore en décembre, haut-lieu des palais orientaux, fastueux et grandiloquent, je réalise que j'ai 21 ballets et que jamais, jusqu'alors, j'ai pris la peine de foutre un pied à Versailles.. que j'ai retourné une quinzaine de musées athéniens avec passion, et que le Louvre m'est parfaitement inconnu..

y'avait donc un avant, et y'aura un après.

D'office, je sais que y'a des trucs que je vais avoir envie de foncer voir en France en rentrant. Les châteaux de la Loire, le musée du Quai Branly à Paris, les trésors de ma propre région.. cette dynamique là, c'est un truc dans lequel beaucoup se sont reconnus cette année.
La démarche touristique et la curiosité culturelle qu'on aura développé, on la laissera pas à la frontière. Je crois que tous, une fois en France, conserveront l'approche..
aller à la découverte du patrimoine, prendre l'initiative de voyager, visiter...

tout ça, c'est du bénef'. Un capital, à faire fructifier.

L'
ouverture , c'est tout ça en même temps donc. Une idée nébuleuse au départ, qui prend toute sa dimension à mesure que l'aventure avance.

Bon, après, on concrétise pas tout. -- par hostilité de principe au happy end, je terminerai par cet angle là, lol.

D'un point de vue linguistique par exemple, les progrès ne s'effectuent qu'à mesure de l'investissement consenti.. suffit pas d'évoluer en immersion à l'étranger ; encore faut il se donner les moyens d'une progression consistante. Et pour finir, reste toujours l'incertitude quant à la suite à donner aux études, par exemple.. à cet égard l'année erasmus n'aura pas généré le potentiel déclic espéré, en termes d'ambition professionnelle. Même si.. le temps achève d'en définir les contours.

Posté par p4pi à 16:01 - ma pomme. - Permalien [#]
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