15 août 2006
Samedi 12 août 2006. Départ.
Réveil (trop) matinal, à 5h et des bananes on était à Roissy.
Enregistrement des bagages. Poids maximal autorisé en soute : 20kg. J'pose ma valise sur le tapis, verdict : 28,8kg.
Supplément tarifaire : 12 euros/kilo. aow... 96 euros à allonger.
Décollage avec une demi heure de retard. La faute aux contrôles, sécurité en état d'alerte maximum après les attentats avortés en Angleterre.
In the sky with diamonds..
Ça claque, vraiment.
J'décolle pas les yeux du hublot jusqu'à Milan, suis assez emmerveillé devant le décor vu d'en haut.
Tout le charme du truc, c'est les nuages. Un manteau neigeux parfait, la piste de ski idéale à perte de vue. L'antarctique en mieux. Un océan de coton, doux et immaculé.
Au-dessus, du bleu, du tout bleu, comme on en voit jamais en bas.
Renseignement pris auprès du personnel de bord, on est à peu près à 10 bornes en l'air. Dessous ça défile au ralenti. On trace à 800, 900km/h.
C'est un peu surréaliste la 1ère fois. Par la suite aussi j'immagine, à moins d'être blasé.
'me dis que j'ai de la chance qu'il fasse beau ; j'immagines qu'autrement, on voit que dalle.
Atterissage à Milan-Malpenza. Vol Alitalia à destination de Thessaloniki.
Toujours aussi fasciné. le passage au dessus du littoral Adriatique, c'est splendide. Le survol du nord-ouest de la Grèce tout autant, dans un autre style, avec de vastes paysages qu'on devine escarpés.
Arrivée sur Thessaloniki.
Vu d'en haut, ça me fait de suite penser à Marseille...
Immense cité ensoleillée, dense, tournée vers la mer, nichée au creux d'un golf en forme de fer à cheval, entourée de quelques collines.. le parallèle est vite fait. Je mesurerai avec le temps si la comparaison est judicieuse.
L'avion se pose. Les gens applaudissent.
okay..
Peut-être qu'ici les avions n'atterrissent pas à tous les coups remarque.
cette fois ça a marché alors ; bravo au pilote. Pour un premier vol, si en + il est réussi alors..
Du coup j'applaudis aussi.. Faut croire qu'on se fait vite aux coutumes locales.
07 septembre 2006
Mercredi 6 septembre, wifi detected..
ça c'est de la bombe.
15 jours que je cherchais un signal à capter dans ce putain de building, pas l'ombre d'une connec wifi ouverte à l'horizon..
Et là miracle, depuis le balcon d'une cuisine au 4e, ça passe !! ![]()
4 réseaux détectés, 2 connec non protégées, galère pour se connecter, mais débit tout à fait convenable.
Ça changera de l'internet café à la con avec ses pages qui mettent 150 ans à s'afficher, comme aux plus belles heures du 56k chez nous.. (nostalgie^^)
Puis j'ai résolu le truc pour uploader les photos. Juste un pti caprice du firewall à corriger.. (les bonnes nouvelles s'accumulent, c'merveilleux..)
Dorénavant j'essaierais d'en up chaque fois que je mettrai à jour le blog.. Enjoy. ![]()
Si vous êtes sages, on essaiera de poster un focus du décolleté d'Arantxa ou de la chute de reins de Yola, d'ici la fin de l'année.. À moins que vous préfériez les paysages sauvages des plaines de Thessalie.
22 décembre 2006
Home sweet home..
..soon.
billet d'avion booké pour le 24 au soir. Escale à Francfort, débarquement en soirée à Charles de Gaulle, à l'heure du réveillon. Deux petites semaines en France, qui vont passer à la vitesse de l'éclair..
(d'ailleurs faut qu'on s'rencarde les gens.. j'aimerais voir tout le monde avant de remettre les voiles..)
l'occasion de rentrer chercher la caisse aussi, et revenir avec en Grèce pour la 2e moitié de l'année.
homesick ? Que dalle.
Serai super content de rentrer en France, et tout autant de revenir ici.
Rêve de foie gras, de dîners en famille, de raclettes à s'en déboutonner la ceinture, de foot en salle entre potes, de sessions internet all night long.. (be geek or not to be.. ^^), de réveillons alcoolisés..
repartir repu, traverser l'Europe, se caler à nouveau sur la douceur de vivre Thessalonicienne pour 6 mois qui s'annoncent d'enfer..
au programme, une virée à Sofia, un tour du Péloponnèse en caisse, Mystra, Corinthe, Olympie, Delphes, Athènes, la Crète.. puis les Cyclades au printemps.. Mikonos, Lesvos, Santorin, et leurs tits coins de paradis.. playa, fiesta, plans couple, virées en boites, ambiances taverna.. don't have to complain.
Just enjoy.. Erasmus powaa.
12 janvier 2007
Le retour en caisse
tranquille en fait. Torché en 23h.
J'ai pris Laetitia et Pierre-Yves à 19h Gare de Rouen le dimanche soir, et on était à Thess le lendemain en fin d'aprèm.
On s'attendait à mettre un peu plus, mais ça roulait bien.
2 800 bornes au compteur, non-stop.
j'm'arrêtais seulement faire les pleins. Puis dans les bouchons, genre Ljubjana à 7h du mat', sous la pluie, quand le travailleur slovène descend de ses forêts pour aller bosser à la capitale, en venant s'agglutiner sur le périph' avec ses congénères..
boaw j'avais jamais fait autant à la suite, j'avoues que j'ai bien pris mon pied. Puis avec du son le temps passe vite.
Pour les plus curieux et ceux qui se sentiraient de descendre sur un coup de tête, c'était l'itinéraire continental en fait. l'autre alternative étant de descendre en Italie, et prendre ensuite le ferry pour rejoindre la côte Ouest de la Grèce.
Donc en gros on peut être à Strasbourg en 4h, à Munich au sud de l'Allemagne après 7-8h (données à titre indicatif, selon comment on roule), ensuite on traverse l'Autriche, on coupe la Slovénie, on fonce direction Zagreb en Croatie, on se tape toute la traversée de la Serbie (5h à l'aise, à fond de cale..) puis des routes pourraves toute la Macédoine, et enfin le Nord de la Grèce jusqu'à Thessalonique.
Jusqu'en Slovénie disons, la route est cool, puis la suite devient plus relou. Passages aux frontières, contrôles systématiques de passeport, péages de merde, chaussées gondolées, indications foireuses, itinéraires montagneux.. bref la fin est rock'n'roll, mais c'est une aventure amusante.
Avis aux amateurs.
23 juillet 2007
The end..
Jeudi 19 juillet. Rentré de Possidi dans la nuit.
Paraît qu'en soirée, la terre avait tremblé légèrement à Thessalonique, sur les coups de 21h30..
une secousse de quelques dixièmes de secondes, juste de quoi faire tressaillir les immeubles et péter quelques fenêtres. (Rita m'explique ça avec un détachement déconcertant, semblerait que ce soit assez commun à Lisbonne..) pour info, j'ai lu après coup dans Le Monde que l'épicentre avait été localisé entre Grevena et Kozani, à 150 bornes de là quoi, d'une magnitude de 5,4 sur l'échelle de Richter.
Nuit passée à l'appart des portos' donc, squat' attitré des derniers erasmus qui trainent encore sur Thessalonique et qui ont rendu les clés du leur..
Restaient Rita et et Mikhail, un autrichien, derniers rescapés d'une communauté erasmus désormais dispersée. squatté la piaule d'André, parti en vadrouille, avec Anja du côté d'Athènes.
Last night... dernière grasse mat' avec Jenny, carrément effondrée de me voir partir.
Puis dernières bricoles à régler, les adieux, sans s'apesantir, et je file..
je laisse Thessalonique comme je l'avais découverte, le 12 août dernier, drapée dans un ciel bleu profond, étouffée par la canicule..
Route vers l'Ouest, sur les traces de l'Egnatia Odos, traversant des contrées désormais familières, apprivoisées voyage après voyage.
Veria, Kozani, Grevena, Metsovo, Ioannina, les montagnes splendides de l'Epire, et ces paysages accidentés qui s'étalent le long des routes...
4h plus tard, suis ici à la terrasse d'un café, sur le port, à Igoumenitsa.
Ferry à 22.30, embarquement d'ici ¾ d'heures maintenant..
way back par l'Italie.
15h de bateau, jusqu'à Ancôna.. puis restera à peu près 1600 bornes pour rentrer au bercail.
Fini.. Ciao Ellada.














