18 août 2006
Greek intensive course..
9h lundi matin. Je retrouve Jeanne, qui etait à la fac à Rouen avec moi. Nous sommes répartis en petits groupes, 12-15 étudiants chacun.
Chacun a dû etre conçu de manière à former un petit melting pot. Je cotoie donc une italienne, un autrichien, deux turcs, une tchèque, une suèdoise, un portugais, une espagole, une polonaise, une finlandaise.. cool.
La prof : sympa, indulgente et plutot pédagogue.
La langue grecque : hardcore.
On retourne au cp, les premiers pas sont difficiles. L'alphabet se révèle pour le moins surprenant. (euphémisme). Ainsi, certaines consonnes chez nous sont prononcées ici comme des voyelles, et inversement. Beaucoup de caractères inconnus, plusieurs façons d'écrire une lettre.. exemple : le simple son 'i' peut se rencontrer sous 5 formes : n, i , u, ei, oi. Tout ça, ça se prononce 'i'.
au début, c'est assez déroutant. Y'a les lettres qu'on ne connait pas, mais aussi celles qu'on connait mais qui se prononcent complètement différemment en somme, histoire de pousser l'embrouille un peu plus loin.
Le cours de langue ce sera chaque fois 3 ou 4 heures le matin. 'Intensive course' ça s'appelle, et y'a de quoi ; c'est assez violent d'ingurgiter tant de trucs nouveaux à la fois et de s'employer à les assimiler.
Le cerveau etait off depuis la mi-juin, la fin des exams en gros. (pour la coupe du monde on débranche, beauferie assumée.. :p)
<< la remise en route sous cette chaleur est laborieuse. Le mien est du genre vieux diesel, d'ici 2-3 jours, it gonna be better...
20 août 2006
The german's floor
j'dois pas être difficile, mais je trouve encore tout le monde très cool.
Inévitablement, on est amené à cotoyer un peu plus certains que d'autres. Ceux de son étage, ceux qui partagent la même cuisine..
en vrac, Fernando, grand métis portugais, d'un zen déconcertant, Sven, autrichien jovial aux épaules de démménageur, qui jongle entre allemand, francais et anglais comme on change de calbut', avec toujours la même aisance et sans accent.. Léa, tite allemande adorable qui parle un anglais impeccable et comprend mon français ; Xsenija, lituanienne souriante qui parle russe, anglais, lituanien, norvégien et un peu gaulois ^^; Lionel, mon voisin de palier, de Stuttgart, qui m'emmène en caisse tout les matins à la fac... (tous les autres y vont à pied, on part 15 minues après, j'boude pas mon plaisir..) etc.. etc.
Mon étage, on l'appelle the german floor. En gros à part moi y'a que des fritz. Et un autrichien, un lointain cousin donc..
Sven, Florian, Ralf, Jorgo, Lionel.. toute une clique de germains, tous très sympas.
Ah y'a bien un bulgare qui s'est intercalé, un mec hirsute qui doit avoir 26 ans alors qu'il en parait 45, dont le coiffeur est en prison (longue peine, faut croire)... avec un T-shirt Gun's & Roses, à l'ancienne. Le seul gars qui cause pas un mot d'anglais de toute la résidence.
Le 1er jour des cours de grec, l'organisatrice lance un rapide 'hmm, everybody here can speak english ?'
Le bulgare l'a regardé avec des yeux ronds, il a même pas pu lever la main ce con : il avait pas compris la question.
Tout à l'heure dans le couloir, je parlais avec Océane, et là mon bulgare sort de sa chambre.
Elle lui sort un truc naze genre 'good evening' ; ben pareil, il comprend pas. Il freeze pendant 15 secondes, puis sort un son interrogateur... Bon le truc c'est que par contre, il parle grec. Alors si je lui dis kalispera (bonsoir, en grec), bé lui il se contente pas de répondre, il enchaine. Et là du coup, c'est moi qui comprend plus rien. M'enfin..
23 août 2006
Dimanche 20, Turkish party.
On avait tous filé quelques euros, les turcs sont allés faire les courses, ont passé l'apremidi à préparer leurs plats traditionnels, et on y a fait honneur le soir venu, autour d'un buffet.
Le vieux bonhomme qui tient Matsi nous a foutu dehors au bout d'une heure ; la turkish party s'est terminée sur un parking en contrebas, deux rues au dessus.
certains avancent qu'il n'aurait pas pu blairer les drapeaux turcs que les filles avaient éparpillés vite fait pour décorer le truc. Ici, beaucoup de grecs peuvent pas encadrer les turcs, c'est pas une légende.
cicatrices de l'Histoire..
(D'ailleurs bizarrement les turcs dans la résidence sont tous parkés au 4e, sous le toit, là où il fait le plus chaud lol)
bon sinon la soirée etait sympa, les spécialités turques heu, épicées disons, et leurs sucreries pas mauvaises. La plupart sont allés se coucher sur les coups d'1h. Avec Léa, on est restés sur le toit jusqu'à 6h. La nuit est douce sur la terrasse, on voit la lune, les lumières de la ville, la mer, autant en profiter à fond. Une petite heure et demie de sommeil et la journée redémarre.
La plupart de ceux qui restent à Thessalonique ont déjà trouvé un appart'. Par 3 généralement, voire 4. les loyers sont très abordables. Autour de 5 ou 600 euros à partager, charges comprises souvent, c'est presque cadeau.
Précisons au passage que ceux qui restent à Thessalonique ne représentent qu'un petit tiers à peu près des effectifs du stage de langue. Les autres pour la plupart descendent sur Athènes à la rentrée. Puis quelques cas isolés vont sur Edessa, Lesvos, Ioannina, Patras.. on risque donc de perdre de vue nombre de ceux qu'on cotoie ici à Matsi. M'enfin ça ouvrira peut être quelques perspectives de pied-à-terre à Athènes, qui sait.. (vénalité assumée.)
27 août 2006
Jeudi 24.
Hier soir, direction un ciné du centre ville pour l'avant première de
Pirates des Caraïbes, 2e opus.
z'étions une quinzaine pour l'occasion, les quatorze autres ont aimé.
.. pas difficiles les gens.
( autant le premier volet de la saga se laisse matter, en mode entertainment.. autant celui là, c'est carrément d'la soupe.)
Début de scéance à minuit – AVP oblige- rentré tard à Matsi.
Derniers verres en dissertant sur l'intelligence plastique de Keira Knightley.
à nouveau moins de 3h de sommeil. Va falloir commencer à planifier des siestes l'apremidi..
ah, la sieste.. une institution ici.
Les grecs la commencent généralement après le repas, sur les coups de 14h30, 15h, et ne l'achèvent que vers 17h, 17h30. L'usage ici veut que personne ne téléphone pendant ce laps de temps.
(J'aime, leurs usages..)
Greek girls
l'article que vous z'attendez tous, je sais, je sais.
Généralement, c'est la 2e question qu'on me pose.
(juste après “alors, ça va ?”)
parfois certains sont plus longs à la détente, et prennent quelques nouvelles du climat, de la bouffe ici, pour la forme ..
mais la question cruciale, on va pas s'mentir, ça tient en 5 mots : “et alors, les filles grecques ?”
Bande de ptis cochons.
Z'allez être déçus. Pas parce qu'il y a rien à se mettre sous la dent ici, nan nan (prononcer lentement, sourire en coin..), mais disons que pour le moment on en cotoie pas beaucoup, on est tout le temps entre Erasmus en fait.
Donc pas grand chose encore à raconter de ce côté là.
M'enfin on peut quand même dire que dans l'ensemble, ces demoiselles sont plutôt bien arrangées.
j'immagine qu'en fin de saison les magasins de sous-vêtements doivent avoir du mal à écouler les petits bonnets : la grecque a la mamelle généreuse. Et une belle peau de méditerranéenne, généralement. C'est tout ce que je peux dire pour le moment, c'est peu ok, mais on y reviendra. ^^
(promis :p)
Erasmus girls
'se trouve que je maitrise un peu plus le sujet.
Plus de 15 jours maintenant que j'en cotoie un bon nombre à Matsi.
Au début, faut avouer qu'on etait assez déçus par la proportion de filles jolies. À Matsi y'a quoi, 25, 30 étudiantes.. pour nous (le nous désignant tout individu de sexe masculin vivant dans la résidence, d'orientation hétérosexuelle, innocent et désintéressé, mais qui en parle juste comme ça..), seules 3 d'entre elles en gros sont vraiment séduisantes.
Le reste, ça va du ''pas mal'', au ''bon boudin finlandais''.
M'enfin on est à peu près ok sur la hiérarchie : y'a Andrea, une brunette autrichienne pleine de charme discret et de naturel, taille de guêpe et sourire craquant, qui fait fondre bon nombre des mecs ici. (Problème son bonhomme l'appelle tous les soirs, vient la voir en septembre.. ils peuvent se la mettre derrière l'oreille, elle est accro. Et étudiante en théologie, accessoirement. c'qui est pas fait pour arranger les choses.)
Un mot maintenant sur Yolanda, charmante polonaise aux jambes de rêve et au teint hâlé, genre tout droit sorti d'un porno chic de chez Dorcel. visage doux, sourire aguicheuse, du genre que tout le monde matte en scred chaque fois qu'elle traverse la pièce.
Terminons en 2 mots par Léa, 22 ans, petit bout de charme d'1.60m, brunette de Munich, yeux bleus malicieux, lèvres douces, sourire complice.. (le reste, j'le garde pour moi^^)
Toutes les autres sont un calibre en dessous, voire carrément 3 étages plus bas. Ah ceci dit, les turques sont de belles plantes elles aussi. Y'a Shanzou (aucune idée de l'ortographe des prénoms turcs, j'mets ça comme ça se prononce) , au charme oriental ravageur ; y'a Neri, merveilleusement belle, dont le boyfriend bosse comme photographe pour Reuters ; y'a Zeynepp qu'est toute mimi aussi avec ses yeux rieurs et ses mèches brunes..
j'en vois déjà réagir^^ : ouaaai, mais tu sais, l'apparence c'est pas si important, y'a aussi la beauté intérieure, nanana.. ok. biensûr. et allez, juste comme ça, la phrase du jour.
-- ''..Jean-François, la vraie beauté n’est-elle pas celle qui vient du cœur.. ?
-- mon cul, ouais !! c’est les moches, qui disent ça..''
[...] Benoit Poelvoorde, Les Carnets de Monsieur Manatane.
(http://www.youtube.com/watch?v=OR2u4JRUV4A)
29 août 2006
1 ère soirée en boite, 1 ers couples..
on bouge à une vingtaine. 4 taxis, direction le Figaro, un club près de l'aéroport.
Toit ouvert, à la manière d'un stade de foot. Musique disco/funk toute la nuit. Tout le monde est assez chaud.
suffit d'une étincelle pour que les affinités naturelles franchissent la barrière de la langue..
le genre d'étincelle qu'on trouve souvent au fond d'une vodka pomme, pas compliqué.
[...] [...] [...]
Bref, bonne soirée, belle ambiance, à refaire au plus vite.
(...) , on finit enlacés sur le toit à matter les étoiles, puis le levé du soleil sur la ville, à 8h..
(c'pas moi qu'est romantique, c'est l'contexte.. :p)
30 août 2006
sorties en tout genre..
Les jours s'enchainent et on (je) dort toujours aussi peu.
3, 4, 5 heures, it depends...
Samedi soir, derby time.
Paok against Iraklis. les 2 plus grosses équipes de la ville. Le Paok reçoit, aucun supporter d'Iraklis n'est autorisé à pénétrer dans l'enceinte du stade. dispositif de sécurité plutôt dissuasif tout autour, mais climat pas si chaud que ça au final.. j'en attendais mieux. Nous y sommes allés à une dizaine, bonne petite soirée, à refaire.
Les 2 anglaises, Joyti et Sonica,
ne me parlent que de Tirii Henry. (oh, he's so cuuuuuuuuuuute)
Dans l'ensemble, les filles se sont interessées à la coupe du monde aussi.
A les entendre, l'Europe entière était pour la France lors de la finale de CDM, et triste de voir Zidane quitter la scène ainsi. semblerait que personne n'ait soutenu l'Italie... (si ce n'est Wendy, of course ^^)
Aujourd'hui, trip to Virginia.
Visite notamment du musée qui abrite la tombe de Philippe II de Macédoine, le père d'Alexandre le Grand.
Beaucoup sont sortis bien avant la fin de la visite guidée tellement la guide cassait les couilles, pour aller siroter un truc sous les oliviers.
Bon, copine semblait kiffer le musée, alors j'suis resté.. Pad'bol : elle est étudiante en archéologie.
Repas en terrasse sur les coups de 16h, au coeur d'un parc. Une truite pour missa. Un mois peut-être que j'avais pas mangé de poisson... 'tain même ça, ça fait zizir.
À table, on s'est mis ensemble avec les français. Mathieu, breton étudiant en archi sur Paname, Pauline, en dernière année d'archi aussi (de Grenoble), et Arnaud, lyonnais abonné Bad gone, qui ne manque pas un match à Gerland.
Un repas à parler français only, à blaguer en français, à vanner en français, bien cool.
Le week end prochain, direction les Météores.
'love your accent..
..ces temps-ci, je l'entends souvent.
2 mots sur la minette. De Munich donc, comme je l'ai déjà dit. Tite puce d'1.60m, cheveux noirs et soyeux, visage poupin, regard charmeur. Toujours de bonne humeur, plutot caline et complice. Un pt'it piercing sur le côté de la lèvre inférieure, et un tatoo chinois au creux du poignet. Stigmates de sa période ado moins sage, où elle avait des locks et sautillait sur Incubus ou Manson..
En sus, un petit accent délicat quand elle lâche quelques mots en français. Et en anglais, c'est le panard : c'est de loin la plus à l'aise avec la langue de Shakespeare, juste derrière les anglaises elles-mêmes en fait. Bon y'a pas de secret, elle a commencé à bouquiner en anglais toute jeune, et aime ça. Donc pour échanger, c'est top. Puis quand moi je rame avec l'anglais (outre le fait que ça l'amuse et qu'elle trouve mon accent craquant), je lâche l'affaire et termine en français, elle comprend sans souci.
L'accent, faut en parler. faut avouer que le notre à un méchant succès.
On nous le repète tout le temps, parait que c'est le plus sexy pour nombre d'européennes, en fait. Ça m'fait caler, d'autant plus qu'on m'a toujours répété en France que mon anglais made in terroir était à jeter. carrément vrai en plus. mais cette façon de prononcer à la con, ça les fait craquer, vas pas chercher à comprendre.. Au point que les anglaises themselves me font répéter certains mots, juste pour essayer de choper cette intonation à la mords-moi-l'noeud, si ça c'est pas énorme...
y'a bien que les finlandaises qui ont du mal à calculer ce que j'dis, mais j'm'en secoue les roubignoles, elles sont pas belles.
(et baam..)
[à ce stade, la gente féminine se dit mékilécon ^^]
D'ici quelques jours, copine va emmenager avec Andrea (autrichienne) et Christina, une autre allemande. Elles furent les premières à trouver un flat, dès les 1ers jours qui ont suivi leur arrivée ici. Je risque de squatter souvent là-bàs.
A Matsi, l'ambiance reste des plus enthousiaste. L'année va passer vite.. on est des putains de privilégiés.
Musées, visites, soirées..
Hier midi, rencart au Byzantin Museum.
Certains ont lâché l'affaire dès la première demi-heure, pas interessés. Moi j'ai essaie de travailler ma sensibilité à ces formes d'art, mais j'ai du mal à y rester beaucoup plus longtemps. M'enfin j'ai promis à lady de revenir y passer une aprèmidi, puisqu'elle adore l'art byzantin (limite elle a dû être la dernière à sortir du musée, 2 heures après y être entrée..).
Hier soir, jeux d'alcooliques dans les cuisines de Matsi.
Des jeux portugais, allemands, polonais, tout le monde en ronde, faut aller vite et celui qui paume doit s'enfiler 2 shots de vodka. c'est quand même gravement faux-cul d'attendre de paumer pour être obligé de piccoler hein, qui a dit qu'il fallait un prétexte..
Mais bon tout le monde s'amuse comme ça, ambiance colo, bons moments.
Le soir, no roof.
locké, chaîne et cadenas, rien que ça. Un voisin se sera sans doute plaint qu'on utilise sa connec wifi depuis le toit, et the old man aura pas cherché plus loin j'immagine.. à moins que ce soit le bruit. enculé, t'te façon^^ Les gens etaient deg, le toit c'etait le pti cachet en plus de Matsi... Such a romantic place... et le souvenir de nuits inoubliables :-)
bon du coup on finit la nuit sur le palier devant le hall d'entrée de l'immeuble (c'est ma sarkodédicace),
encore les derniers à aller se coucher, à 6h, la miss avait pas envie d'aller dormir..
evidemment j'ai encore séché le cours de grec ce matin, peux pas dormir 1h chaque nuit non plus...^^



























