1 an de vécu..

Un an en Grèce, pour la mémoire.. petite fenêtre sur une aventure d'Erasmus dans un pays canon.

02 mai 2007

Ride n' stereo


Avoir ramené la titine en Grèce, c'était carrément la meilleure idée de l'année.
Régal brut, entre autres, de conduire sur ces routes de montagne qui fendent le pays.. (bon y'a que moi qui adore, les autres prendraient ma place pour rien au monde m'enfin j'leur demanderais pas ; donc la vie est bien faite..)

Et malgré ces 10 milliards d'imperfections, la miss a toujours un tit peu de répondant, et ce châssis de 306 coupée longtemps resté le meilleur de toute la gamme Peugeot.
tip-top.

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Quelques p'tites heures de montagne, à faire miauler le moteur HDI, à enchaîner les trajectoires de courbes, retarder les freinages, relancer dans l'élan après chaque épingle.. personne sur la route, des compiles de son tout frais dans les enceintes, des passagers pas casse burnes^^, c'est que du bonheur.
C'qu'on peut prendre son pied au volant.. (mon côté kéké..? ouaip :p --autant être un kéké heureux qu'un anti-kéké frustré après tout.)

La vérité, plus trivialement, c'est que c'est méga frustrant. Déjà parce qu'on est pas sur circuit, donc faut garder un certain esprit de responsabilité, on est pas seul sur la route. Ensuite, parce que y'a du monde dans la voiture aussi, prise de risque interdite. (on s'amuse déjà avec leur estomac)
Et enfin, parce que les mêmes courbes, on rêve de les taper au volant d'une Carrera ou d'une Audi TT, (ou d'une tite Vantage, soyons fous :p), d'être pété de thunes au point de pouvoir se permettre de fracasser un train de pneus en une aprèmidi, d'être chaussé en Bridgestone haut de gamme, avec un moteur S16 qui décolle à 6000 tours.. 
Si le blog n'a pas été racheté par les Américains dans 5-6 ans et que j'y poste toujours, je vous mettrais les photos tiens. :p

D'ici là, même avec une tite berline hdi 2 litres, on s'amuse.
Trippant, comme bombarder tout seul sur autoroute, la nuit, la tête libre.. à des milliers de kilomètres de chez soi, vacances totales, dolby surround et confort de l'habitâcle chauffé.. un bain en stereo, et les paysages nocturnes qui défilent au rythme de la liberté. Fureur à la James Dean –  prendre l'ivresse, zapper la fin..


entre les clés Usb et les compiles mp3 sur cd, y'en a pour une décénnie de son qui tourne dans l'autoradio. on les gravera, ces compiles, original soundtracks de nos périples inoubliables.. 

yeah_yeah_yeahon envoie comme on aime, eccléctiques et incohérents... de la grosse prod US à la Fifty (qui fait secouer la tête à la M'magic'stick..), au revival eighties (Jeanne Mas, Dave, Julie Pietri..), quelques riffs d'RATM, mais aussi des trucs inclassables, la BO du grand blond avec une chaussure noire, faire une virée à deux de Lilicube, un vieux slow des Scorpions, du Joe Dassin ou Polnareff, un zeste de Souchon, pas mal de rap vénère (du Rohff en pagaille, alibi montana, Sefyu ou Dany Dan) deux trois airs classiques de Dvorak ou Prokoviev, le blues de Gary Moore, un soupçon de reggae, quelques douceurs de Beyoncé ou Kelly Rowland, un ovni de Pink Floyd, un paquet de cartons dancefloor du moment, du Kool & the Gang, Zazie, les Stones, un remix de Bob Sinclar, George Michael, The Vines, Ice Cube et Hugues Aufray.. quelques découvertes trance ou electro de derrière les fagots, et des trucs lounge plus expérimentaux..

autant de sons qu'on associera pour toujours à des moments..
la bande son de nos voyages, de nos souvenirs. mémoire audio d'une année de jeunesse.. privilégiée.

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10 mai 2007

Friday night fever..


rituel incontournable de la vie Erasmus thessalonicienne.

Y'a bien d'autres rendez-vous hebdomadaires, comme la soirée du mardi à Kassandrou (autre résidence universitaire), les soirées occasionnelles des mercredis et jeudis soirs, ou encore les anniversaires et autres plans clubbing du samedi..
mais le must, l'évènement qui ponctue la semaine de fétârd, c'est sans conteste la grosse soirée Erasmus du vendredi.

Souvent, y'a une alternative :
soit bouger à la soirée archi.. (dans les locaux de la fac), soit au X-club. La communauté erasmus se scinde alors en deux, au gré de l'humeur du moment..

en archi, c'est plutôt ambiance soirée à l'arrach', bon son de teuf, whisky à 1 euro, jeans troués ou baggys déchirés.. soirée organisée par les assoces étudiantes du campus, qui réunit plusieurs centaines de personnes, avec une grosse sono, et des bars improvisés où la tise coule à flots ; bonne soirée assurée.

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au X-club, c'est déjà plus clubbing...  Quartier Ladadika, derrière Artistotelous Square, à deux pas du port.. boite de taille modeste, déco sombre et décadente.. clientèle à 70% erasmus le vendredi, conso à 5 euros, et happy hour généreux.

(En gros, la poulette qu'on enroule en soirée archi a des Van's, alors que celle du X-club a des talons. voilà la différence. Nan j'déconne, c'est bien plus nuancé, d'ailleurs on retrouve souvent les mêmes fêtards invétérés en chaque lieu..)


Après, ça commence tard. Ou plutôt : l'échauffement dure longtemps. On attaque en début de soirée, genre vers les 22h. Dans les apparts, les résidences, ou en ville, chacun en petit comité.. les before s'éternisent. Le défi, c'est de tiser juste ce qu'il faut, assez pour être chaaaud, et pas trop pour pas passer la soirée dans le caniveau avant même d'arriver en boite^^


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Et une fois tout ce p'tit monde alcoolisé, go to party.
Ça bouge vers 1h, 2h du mat', et la fête se prolonge jusqu'au petit matin.

De fait, le samedi matin démarre vers 15h. Lendemains souvent cotonneux.. parfois amnésiques.. remettre les souvenirs dans l'ordre, regretter, assumer, passer à autre chose.. chaque weekend charie ainsi son lot de gossips, corollaire des dérapages plus ou moins contrôlés du vendredi, on va pas revenir dessus.

(A ce stade, le récit se veut elliptique dans le souci de ménager les esprits les plus innocents. Point de détails sur la fête en elle-même donc, la part de mystère nourrira l'immaginaire.. )

Allez, un mot pour finir : c'est Anatole France qui écrivait, dans ses Pensées, qu' “il y a des heures où l'on ne veut point être raisonnable, et j'avoue que ces heures-là ne sont pas les plus mauvaises.”

..Rideau.

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15 mai 2007

Kikladès..


Les Cyclades, enfin... climax annoncé d'une année de voyages, le must du must de la Grèce..

Des îles mondialement connues, comme Mykonos (pour la fête..), Santorin (l'île volcanique à la beauté spectaculaire..), Andros, Paros, Naxos, Folegandros et leurs petits paradis de nature, ou encore Amorgos, celle où fut tournée Le Grand Bleu.. Archipel de rêve, réputation qui n'est plus à faire.

D'office, y'aura pas 50 000 autres voyages prévus ce mois-ci : c'est le genre de séjour qui explose carrément un budget. D'ailleurs en rentrant, ce sera R.U. midi et soir toute la fin du mois lol. et pâtes le weekend. (sans parmesan dessus, dorénavant..)

un mot sur le timing : la mi-mai, c'est cool.. parce qu'on est pas encore rentrés en saison, et qu'en termes financiers, la différence (prix des chambres, loc' de véhicules..) est énorme.
Puis c'est toujours moins agréable de sillonner ces petites îles paradisiaques quand elles dégorgent de monde. Genre Santorin en plein mois d'août, j'immagine aisément : ça doit être irrespirable.
Bon, puis y'a le truc qui emporte tout le reste^^ : en fait Mai est le mois choisi par toutes les universités de Grèce (et quelques autres, témoins le nombre de groupes venus des States) pour le trip annuel à Mykonos. Sur un ou 2 weekends, y'a donc des milliers de people qui débarquent. Juste pour venir faire la fête.. histoire de s'la coller, un mois avant les exams.


Dans les autres îles par contre, très peu de jeunes, et pour cause : c'est pas le plan vacances idéal quand on est fauché. Niveau flouze, clair que ça peut vite devenir un gouffre. Exemple.

Départ un matin de Mykonos, pour rejoindre Santorin. Prix du ticket de ferry : 22 euros. Un truc truc à grailler dans le bateau vite fait, + un café : 5 euros. Arrivée à Santorin, location (indispensable) de véhicule. Tarif basse saison, caisse la + pourrave, 35 euros la journée. Faut mettre de l'essence. Hop, 10 euros. Se mettre en quête d'un logement. Prix bas “standard” en cette saison, 20 euros la nuit. En se démenant et en poussant les recherches, à la limite tu trouves à 15. Début d'aprèm, t'as la dalle, faut trouver un truc. Gyros ou sandwich, avec la boisson tu t'en tires à 3 euros. Sauf qu'une semaine comme ça tu satures, souvent t'as envie de te poser tranquille, de prendre une assiette.. ici, c'est 6 euros la salade grecque, 7 ou 8 euros l'assiette de spaghettis. Oublies entrée et dessert.. puis tu te fais l'excursion organisée sur le volcan, en bateau (incontournable), tu raques encore.
Fin d'aprèm, à force de bouger ci et là, t'as la tentation de la petite pause salvatrice, en terrasse, pour souffler.. une glace ou un nescafé, une poignée de pépettes en plus.
Pour un peu que tu veuilles sortir le soir.. tiser un peu.. à Mykonos, à titre d'exemple rien que l'entrée en boite c'est 15 euros. Bref : t'es pas là depuis 24h, que t'as déjà liquidé une centaine d'euros ; sans la jouer grand luxe pourtant, loin de là. Mais à ce rythme, pour donner une idée du truc, c'est du 5 000 balles la semaine, quand même..


Alors heureusement, si on est bon, y'a moyen de réaliser des économies substancielles. En tirant un peu sur toutes les ficelles..

Déjà négocier, forcément. Tout, toujours.
Même quand le tarif nous laisse sur le cul tellement c'est cadeau ; c'est qu'il y la place pour encore plus cadeau. En voyage, c'est souvent moi qui m'y colle. (domaine réservé..) A ce stade, la courtoisie est l'ennemi du portefeuille, et les autres ont une tendance naturelle à la courtoisie bien trop prononcée.

au début, si j'obtenais disons un rabais à 15 euros sur un truc à 20, certains trouvaient le moyen de l'ouvrir trop vite, genre “ok, très bien, c'est vraiment gentil à vous, nanani..”
2-3 fois, ça m'a foutu en rogne parce que je sentais bien que y'avait moyen de gratter le p'tit déj' inclus avec, par exemple, ou quelques euros supplémentaires.. mais une fois que y'en a un qui montre qu'il est satisfait, c'est mort.

Bref ; désormais j'essaie d'y aller solo, et de faire rentrer les autres rentrer quand c'est conclu. C'est toujours ça de gagné.. sur un séjour comme celui là dans les Cyclades, l'économie réalisée s'élève facilement à un nombre à 3 chiffres.


Sinon, what else.. bé on a passé toute cette première semaine de Mai à essayer de l'organiser, ce putain de voyage dans les Cyclades^^.

Entre les horaires de ferry à la con (aucun programme, ça change au jour le jour), le circuit à déterminer, le meilleur moment pour partir, ceux qui peuvent plus venir, ou ne pourront en faire qu'une partie, etc.. le dawa.


Finalement, départ le mardi 8 au soir, train de nuit pour Athènes.
tram' de la gare jusqu'au Pirée, et à  7h du mat', on est sur le bateau.

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Pas dormi, encore un peu défoncé, j'me cale sur le pont confortablement installé, les écouteurs sur les oreilles, et savoure ce soleil matinal qui irradie toute la rade et réchauffe les joues.
Départ pour les îles.

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17 mai 2007

Première escale : Syros


A 3 grosses heures de bateau depuis Athènes.. 3h de bonheur, à se faire dorer sur le pont, bercé par le bruit du moteur, avec un bon bouquin..

Syros, c'est pas la plus connue de toutes, assurément, et pourtant c'est là, à Hermoupolis, que se trouve la capitale administrative du nome des Cyclades. 
On approche l'île par un versant très aride, assez lunaire, déroutant au regard de ce qu'on immagine des Cyclades.. puis rapidement, on accoste dans la ville principale, plus grande 'métropole' de tout l'archipel, donc.

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Le bled est sympa, construit tout en escalier, s'élevant le long de 2 collines. (avec en chaque sommet un édifice religieux ; l'un catholique, l'autre orthodoxe.)

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Après une bonne heure d'efforts, on déniche la perle rare niveau accomodation.. négocié à 14 euros, y'a un toit en terrasse avec une vue super sur tout Hermoupolis, des collines au port, et un buffet à volonté pour le p'tit déj. Exceptionnel. Café au lait, brioches, confitures, fromages, jus d'orange, moelleux au chocolat, fruits, la totale. Deux nuits là, on s'est RE-GA-LES. j'ai gardé la carte du type, avec l'adresse.. le soir, à la fraiche, on savourait la vue jusqu'à pas d'heure depuis la terrasse, avec la tête qui tourne.. (grands moments, lol) et la journée, tour de l'île pépère..

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..et plage.

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d'ailleurs, première exposition au soleil : on a pris cher. Comme à chaque fois, j'ai pas réussi à mettre de la crème bien partout, du coup le soir j'étais carrément bicolore.
Rouge, blanc, blanc, rouge, et sans aucune logique. Avec des séparations nettes, la marque des doigts, enfin la totale. Ah putain..
m'a fallut 4-5 jours pour uniformiser le bronzage. Travail d'esthète..

voilà pour Syros... le warm-up, en somme.. de quoi se mettre dans le bain des Cyclades de la manière la plus agréable qui soit, avant de monter en puissance. Parce que la suite.. (on est déjà vendredi..) c'est Mykonos. A une heure de bateau, pour un premier weekend hors normes.

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20 mai 2007

Mykonos.. gavage total.


On débarque vers midi, on est comme des gosses...

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Photo 3, le pélican symbole de l'île. (photo 2, Frankie, et photo 1 le bateau d'hellenic seaways..)


Pitain, on est à Mykonos, quand même. Pas question de vivre ça à la cool ; on va en profiter à fond, ça arrive pas tous les jours de débarquer dans un tel petit paradis.

Sur le port, y'a une cinquantaine de rabatteurs, qui viennent offrir les logements, tous plus commerçants les uns que les autres.. bonne pioche pour nous une fois de plus, un studio plein centre, avec coin cuisine, gratté à 15 euros la nuit. On rejoint un p'tit crew de français déjà sur place, une douzaine en tout.

Et c'est parti pour la ballade. Dément, le village. Tout blanc, baigné par le soleil.. ruelles étroites, petites maisons toutes en arrondies (mais vraiment plus blanches que blanches, à croire qu'ils les repeignent toutes les nuits à l'Ariel..)

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tout le weekend, on passera nos aprèmidis à la plage (comme tout le monde à Mykonos, en fait). Les plages, y'en a de toutes les sortes, des plus hypes aux plus sauvages.. Mais alors les plus hypes justement, elles tuent. Connues dans le monde entier, les plages de Paradise, et Super Paradise..

plages de ouf. Nichées au creux de criques superbes (tendance The Beach, de Boyle, avec Di Caprio^^), une eau bleu comme à Bora Bora, un décor de carte postale, les palmiers, la piscine, au milieu des grands bars de plages, qui envoient du son dancefloor toute la journée..

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ce premier weekend, on était encore très tôt dans la saison, pas grand monde. Mais celui d'après.. un truc de furieux. En plein été, ça doit être beau.

Le soir, virée en boite, naturellement. Ça démarre beaucoup plus tard qu'ailleurs, ici lol. Genre : les gens arrivent vers 4h du mat'.. p'tains de déphasés.. Pour l'anecdote, le Cavo Paradiso, à une extrémité du golfe de Paradise justement, c'est surement l'un des plus beaux night-clubs que j'ai vu. Ciel ouvert, piscine, vue imprenable.. orienté Est. donc à 7h du mat', quand le ciel en façe prend des tons roses, tout le monde s'arrête rêveur le long des balustrades qui surplombent la mer, pour venir admirer le levé de soleil.. ça tabasse.
Regret infini : aucun d'entre nous n'avait amené l'appareil photo dans le club. C'était un truc magique, on ne l'aura qu'en mémoire. (aucun regret de pas avoir pris le mien ceci dit : j'ai fini à la flotte, de manière non-délibérée lol.. portable HS.)

Mykonos, on l'aura payé au prix cher ^^ : outre mon portable noyé au fin fond de la piscine, j'ai pu dire adieu à des fringues, une écharpe.. laissés dans le sac de Frankie un samedi soir, pas une bonne idée. Complètement pété comme un coing, je l'ai retrouvé recroquevillé en position foetale dans les escaliers qui montaient au studio, vers 8h du mat'.. et sans son sac. Le lendemain, se souvenait de rien évidemment.. plus de portefeuille, de papiers, de thunes, walou, envolés.
Mykonos et ses excès, lol..

A part ça, bah c'est une île extraordinaire. On la connait pour la fête, on oublie qu'elle est surtout fabuleusement belle ; c'est aussi pour ça que les premiers fêtards y sont venus.. Quand on se balade de nuit dans les ruelles minuscules du village de Mykonos (où se croiseraient à peine 2 scooters^^) , pour peu qu'on ait le sang chargé on bascule carrément dans une autre dimension. Impression d'être dans un polypocket..

les maisons toutes rondes, blanches et bleues, elles ressemblent plus à des cabanes pour mômes.. la balade dans ce dédale, c'est féérique. Ce village, il est complètement surréaliste, on se croirait dans un décor monté de toutes pièces, dans un monde immaginaire à la Terry Gilliam..

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le quartier de la petite Venise, super. Un labyrinthe, tout blanc, où l'on se perd et l'on tourne en rond, mais avec le sourire aux lèvres au moins.


On est resté là 4 jours, dans une espèce d'euphorie. Quand tu te ballades à 2 sur un quad, plein gaz, cheveux au vent, sur les routes qui redescendent de Paradise au village, en apercevant le coucher de soleil qui imprime son teint rosé à toute la plaine, avec toutes ces petites formes blanches qui scintillent..

Là tu réalises la chance infinie d'être jeune, en bonne santé (si ça m'a inspiré la bannière ? ouais !), en vacances, privilégié, à Mykonos, dans un décor de rêve à t'en faire bander les paupières, totalement libre, et en train de kiffer. Y'a pas de mots pour exprimer comment ça peut faire vibrer. Alors généralement, tu cries à pleins poumons.. ça donne souvent wooooooo, ou quelques fois aaaaaaaaaaahhhhhhhh...
On a crié woooooo un paquet de fois ce weekend là, lol. 
Mortel, le quad là-bàs, amplificateur de la sensation de liberté, j'dirais^^

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Voilà l'essentiel pour Mykonos, bons moments là-bàs, j'espère avoir la chance d'y revenir souvent avant d'être vieux..

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23 mai 2007

bellissima Santorini..


pas d'interlude entre les p'tits fours et l'caviar, l'étape suivante sera la plus belle de toutes :  Santorin..

arrivée lundi 14 mai, fin d'aprèmidi. Décor complètement atypique. Une île comme perchée en haut de falaises monumentales.. qui tombent à pic dans la mer, et jusqu'à des profondeurs insondables. (port où les navires ne peuvent pas jeter l'ancre..)

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à côté de l'île, demeure une partie, émergée, du volcan.. Autrefois, les deux blocs ne faisaient qu'un, mais après l'explosion inouïe qui eut lieu il y a quelques milliers d'années, tout un pan de l'île s'est effondré sur lui même, emporté par le fond. Voilà ce qui aurait emporté la très brillante civilisation (légendaire ?) de l'Atlantide, engloutie à jamais...

Si on ne saura jamais la part de vérité dans cette histoire, en revanche, les historiens s'accordent sur le fait que c'est ce séisme d'une ampleur jamais atteinte qui aurait entrainé la chute de la civilisation Minoènne, qui dominait à l'époque en Méditerranée, en  provoquant un raz-de-marée gigantesque sur tout le littoral Crétois. Bref ! Intéressant, mais bon on pourrait en faire un pavé, on va s'arrêter là.


En soirée, on trouve un point de vue exceptionnel derrière le village de Thira. On y passera deux heures, juste babas devant ce qui s'étale à nos yeux en 360. à gauche, les eaux de la caldeira cisélées de falaises majestueuses.. à droite une langue de terre, qui va se perdre dans l'horizon.. droit devant, le coucher de soleil, éblouissant.. et dos à nous, une unité de constructions toutes blanches, denses, simples à l'extrême, rondes ou carrées, qui réfléchissent le soleil..

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l'endroit est en réalité une résidence hôtelière, assemblage de studios, qui se loue aux alentours de 120 euros la nuit (par personne, sisi^^)

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Evidemment, c'est canon. On entend parler français à un balcon, on engage la discussion : c'est un couple de retraités suisses. Fortunés. Monsieur ancien avocat d'affaires.
Férus de voyage, ont vu les plus hauts lieux d'Europe, l'Egypte, l'Asie du Sud Est, et j'en passe.. dernier voyage en date : z'ont loué un voilier avec un couple d'ami pour une croisière privée du Honduras en mer des Caraïbes. Bref, question zoulis voyage, z'ont le cuir épais, c'est pas des néophytes.
Pourtant, le verdict est sans appel : l'atmosphère dans laquelle ils baignent depuis leur balcon, là, au dessus de la piscine, est l'une des plus exaltantes qu'ils ont eu le loisir de connaitre.

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On est comme des gamins, ça flanque une bonne humeur pour trois mois, et on apprécie jusqu'aux plus petits délices.


Et y'a des délices simples avec lesquels on ne transige pas, lol. Comme l'instant boulimique, au balcon, en nocturne, autour du sacro-saint tryptique feta / chips / vin rouge.. aie aie aie. Pour peu qu'on mette la main sur un de ces merveilleux pains de campagne, tendres et pleins de mie.. on en boufferait toute la nuit.


Fidèles à nos bonnes habitudes, on fait l'affaire du siècle sur le logement. A l'issue d'une négociation âpre (la plus brillante du voyage^^), de 25 euros la nuit par personne et sans p'ti déj', on tombe à 44 euros la chambre pour trois, au rez de chaussée, balcon ouvert qui donne sur la piscine, avec petit déj' inclus..  le jeu en valait la chandelle, on aura passé nos deux jours à Santorin dans un hôtel avec piscine. Au prix d'une auberge de jeunesse..

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en photos, moi s'apprêtant à plonger, et.. en train de plonger.


Hormis quelques trésors ci et là, l'intérieur de l'île est pas beau, disons le tout de go. Reste quelques jolis panoramas sur les hauteurs, et des promenades agréables dans les villages.

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Les littoraux révèlent cependant quelques trucs exceptionnels..

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comme ces plages de sable noir, brûlantes.. ou encore la célèbre Red Beach, curiosité géologique, (effet volcanique) où tout est rougeâtre, de la roche des falaises aux gravillons qui gisent sous l'eau..

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Le deuxième soir, on a rendez-vous avec un grand moment : le fameux coucher de soleil d'Oia. Un truc que viennent admirer des centaines de touristes, qui s'agglutinnent sur les hauteurs du village, et observent religieusement ce globe de lumière qui décline et scintille sur les eaux, jusqu'à se noyer complètement dans la mer, en quelques secondes..

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De la poésie faite live.

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Les sunsets ont toujours inspirés les poètes, les peintres, et toutes les âmes artistiques, naturellement. Mais ici en Grèce, le soleil se couche plus gracieusement qu'ailleurs encore. A ce propos, De Nerval écrivait très joliment -à l'intention de Cythère, extrait de Voyage en Orient, 1951 :


“C'était vraiment l'aurore aux doigts de rose qui m'ouvrait les portes de l'Orient ! Et ne parlons plus des aurores de nos pays, la déesse ne va pas si loin. Ce que nous autres barbares appelons l'aube ou le point du jour, n'est qu'un pâle reflet, terni par l'atmosphère impure de nos climats déshérités. Voyez déjà de cette ligne ardente qui s'élargit sur le cercle des eaux, partir des rayons roses épanouis  en gerbe, et ravivant l'azur de l'air qui plus haut reste sombre encore. Ne dirait-on pas que le front d'une déesse et ses bras étendus soulèvent peu à peu le voile des nuits étincelant d'étoiles ? Elle vient, elle approche, elle glisse amoureusement sur les flots divins [...] ”


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spectacle unique, à voir une fois dans sa vie. Sîtot l'astre englouti, les gens applaudissent.. et c'est toute la luminosité de l'île qui change, se déshabillant de sa magie naturelle pour revêtir un éclairage nocturne, artificiel mais non moins fascinant.
Les villages là-bàs sont proprement extraordinaires. conçus de manière anti-sismique, perchés sur les cimes, blancs comme la neige.. esthétiquement, c'est exquis.


Dernier jour à Santorin, l'incontournable excursion sur le volcan, avec ballade en bateau jusqu'aux chutes d'eau chaudes, pleines de souffre, à 37°..

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super truc, tout ça. On en prend tellement plein les mirrettes qu'on peine à se souvenir ce qu'on a fait deux jours avant.

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En quittant Santorin dans la magie du crépuscule, on essaie de mettre de l'ordre dans ses souvenirs.. on a vu tellement de trucs en une semaine, tous plus éblouissants les uns les autres.. limite c'est difficile à assimiler. Mykonos parait déjà loin, comme ça...

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24 mai 2007

Paros, en extra.


là ça s'est joué sur un coup de tête. Quand on prend le bateau à Santorin, le mercredi 16 au soir, c'est direction Athènes. Pour remonter. Une semaine déjà, qu'on est dans les Cyclades..
Finir sur Santorin, des étoiles pleins la tête, c'était bien..
mais.. y'avait comme la place pour un p'ti supplément, du rab' en bonus, la cerise sur le gateau. Et ça me titillait. La plupart en sont restés là, pour des questions de budget, sont rentrés à Thessalonique après 5-6 jours, voire une bonne semaine.

Mais y'avait quelques trucs qui me poussaient à rester. Le weekend qui arrivait s'annoncait chaud à Mykonos, avec beaucoup plus de peuple que le précédent, dont un paquet d'erasmus spécialement descendus cette semaine. Ça me tordait d'y retourner.. puis faire Délos, l'îlot voisin, étape incontournable que j'avais pas pu caser la première fois..

Bref, j'ai oeuvré pendant une heure à convaincre Frankie, qui après avoir obtenu une rallonge budgétaire de son père au téléphone, a fini par me suivre.
Du coup, volte-façe, changement de programme en live, on s'arrêtera bien avant Athènes : le ferry passe par Paros, c'est là qu'on fera escale, avant de prendre la liaison le lendemain pour Mykonos.

Paros, du coup, on en aura un aperçu très sommaire : nous n'y sommes restés qu'une soirée et une partie de la journée du lendemain. L'occasion de se ballader dans la capitale de l'île, mais pas de pousser plus loin. C'est bien charmant, celà dit.


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26 mai 2007

Mykonos again.. Délos inclus.


Re ! On r'pose les sacs sur ce caillou où on s'est gavés y'a pas une semaine.. le porte-monnaie devenant très léger, on atterit au camping, où on rejoint toute une escouade d'erasmus (espagnols, portuguais, roumaines et allemandes.)
Soirée méga folklore, qu'on passe en fait bourrés à errer dans le centre-village sans jamais rentrer dans aucune boite.. ce qui était l'objectif du départ pourtant^^
pour finir, le scooter tombe en rade.. on pique de l'essence dans un quad, (à la paille, frankie a sacrifié sa gorge..) quelques hectolitres histoire de démarrer.. et merde, pas moyen de faire partir le veau. Bref. J'sais plus comment on est rentrés.

Le lendemain, on prend le bateau pour Délos. (à une demi-heure, pas plus). Dans l'Antiquité, c'était la plus puissante et la plus prospère des Cyclades (qui en ont hérité le nom, puisque la racine, cercle, faisait référence au cercle que les autres îles formaient autour de Délos..). Apogée au moment de la ligue de Délos, une des premières formes d'union des cités grecques..

Aujourd'hui, c'est plus rien, simplement une île archéologique. Un caillou de 6 km sur 1, qui regorge de vieilles pierres. Visite guidée en anglais, on s'est joint à un groupe, très intéressant. Cité  construite de manière dense, et brillante architecturalement.

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Dans la journée, comme on peut le voir sur les photos, le temps s'est couvert. De retour à Mykonos, on zappera la plage pour cette fois. A partir de 17h, et jusque vers 23h, minuit, toute l'île a rencart à Super Paradise, pour une party sur la plage, à ne manquer sous aucun prétexte..

on y passe en scoot' en fin d'aprèm, l'ambiance est hot. Sur quelques dizaines de mètres carrés d'un coin de plage, dans le prolongement d'un bar, entre les estrades et les premières vagues du rivage, y'a morceau d'monde. Truc de fou. Temps nuageux, sombre, orageux, il fait même putain de lourd.. et ça danse comme en pleine nuit, les mecs en short ou panta de toile, les nanas en bikinis.. avec ce ciel d'orage écrasant, et ce son house qui fait bouger tout le monde, mortelle c'te party, espèce d'atmosphère tropicale, chaude et humide.. puis tu croises des mecs en train de régurgiter sur la plage toute la vodka qu'ils se sont mis toute l'aprèmidi, d'autres qui planent avec un paquet de cachetons dans l'cornet.. à 19h, c'est space. Ceux qui sont là, c'est des vrais, lol. Beaucoup de ricains, d'ailleurs.

On passe au camping en speed, pour se changer et grailler un truc qui nous fasse tenir toute la nuit, en espérant y revenir dans la foulée pour 'rentrer dans le bain', cette fois..

Manque de bol, on se l'est mise derrière l'oreille : en arrivant au camping, y'avait les condés, en train de prendre des notes scrupuleuses et noter tous les détails qu'ils pouvaient après un accident qui avait eu lieu dans l'aprèmidi. Et comme j'étais un des 2 seuls témoins directs de l'accident, avec André, un pote portugais, ben ils ont insisté pour qu'on les suive au poste pour une déposition.
En cas de décès, c'était manifestement important, pour des questions de responsabilité, de primes d'assurances, etc. bref, y'avait carrément des poursuites pénales et des grosses indemnités en jeu, donc on a fait ce qu'il fallait. Le truc avait eu lieu dans l'enceinte du camping quelques heures avant : j'étais avec André au niveau des lavabos, en train de me brosser les dents, quand une camionnette a déboulée. Là, on entend un boum, immédiatement suivi d'un cri : c'est à ce moment qu'on tourne la tête, en fait : et là en l'espace d'une seconde et demie on aperçoit le môme tomber à terre, et la camionnette l'écraser en freinant. On se précipite, avec le conducteur : le gosse a l'air amoché, on sait pas trop dans quelle mesure.. André est en 5e année de médecine, j'me dis qu'au moins il saura les gestes à ne pas faire.. mais bon, il est assez secoué sur le coup, et assez impuissant. J'suis moins sensible devant ce genre de truc, mais tout aussi inutile : j'ai aucune notion de premiers secours. Bref, on reste avec le gamin 10 minutes, le temps qu'une ambulance arrive.. finalement, il sera évacué d'urgence vers Athènes, par avion militaire. Le soir au poste, on nous disait que son état était “stationnaire”, ce qui peut vouloir dire beaucoup de choses.  Peu de chances pour lui de s'en tirer j'immagines : à 7 ou 8 ans les os sont encore plus fragiles, et la roue du van lui est carrément passée sur l'abdomen, de tout son poids.
Du coup, les flics ont essayé de nous faire décrire la scène au millimètre, pas évident. Puis ont scrupuleusement noté nos indications, pris nos coordonnées, tout ça (et proposés un remontant à André, un peu tremblotant^^)

De retour au camping, il est 23h, il flotte à mort, on peut tirer une croix sur le plan à Super Paradise. La pluie, c'est la même le lendemain matin au réveil.. et une île sous la grisaille, en camping, c'est à crever d'ennui lol, donc autant ne pas s'attarder.. surtout que tous remontent demain dimanche sur Athènes.. du coup on se dit qu'après une douzaine de jours, ce merveilleux voyage dans les Cyclades touche à sa fin..

On se sera gavés, fait 5 îles au final (Syros, Mykonos, Santorin, Paros, Délos), dont les plus belles... on pouvait difficilement tirer + encore de ce séjour. Ça restera un grand truc. Et les nuages qui encerclent Mykonos nous aident sagement à se dire que toutes les bonnes choses ont une fin, et que ouais, cette fois, il est temps de remonter.

Posté par p4pi à 13:37 - voyages voyages - Permalien [#]

27 mai 2007

Les zautres..


othersLa communauté erasmus, c'est un truc à part, un microcosme. Certes. Quelques centaines de joyeux lurons avinés, en gros.


european_flagÉchantillon pas forcément représentatif pour entreprendre une approche sociologique, ok.
N'empêche que si tout systématisme serait hâtif, y'aurait quand même de quoi disserter sur chaque nationalité.. alors, pas étonnant, on aurait du mal à invalider certains clichés. Mais, dans le même temps, l'exercice révèlerait quelques surprises, à contre-courant des idées reçues. Un pti catalogue ?

Let's go...


Première communauté, avec plusieurs dizaines de représentants, les espagnols.
Trait caractéristique : propension très marquée à rester entre eux – comme les français, dira-t-on par ici.
Question look, c'est tous les mêmes. Héritage post baba cool, néo-hippie. Pas rasés, cheveux tressés ou en bataille, fringues qui tombent, tissus et futs déchirés. Soirées à la mode ado, pas clubbing pour deux sous, plutôt squat' enfumé dans un appart' ou posés dans la rue avec un pack de Kro. Parlent pas super anglais. Bordéliques par nature. Toujours à l'arrach' de thunes. Cools, voire un peu trop. (Eviter de voyager avec eux, c'est le comble de la désorganisation lol, un gaspillage de temps monumental). Dernier point crucial, les espagnoles, au féminin : c'est catastrophique. Sapées comme des sacs déjà, ça aide pas. Puis le charme d'un épouvantail. la beauté doit être toute intériorisée. Proportion effrayante, genre une nana jolie pour 20 bulots.


Deuxième groupe par la taille, ourselves.. les french people, une bonne soixantaine peut-être, sur les deux semestres.
Ouverture sur les autres : globalement, pas top. tendance une fois de plus à rester entre français. Niveau d'anglais : en progrès. Accent dégueulasse, mais qui fait généralement craquer les étrangères, allez savoir pourquoi.
Le fait marquant : numéros 1 sur le nombre d'homos, aussi.. sont pas moins de 6 – déclarés – à préférer les bonhommes. Question qui suit : en Grèce alors, ça marche pour eux ? Ben pas plus qu'ailleurs, à les croire. Six, c'est plus du tiers des mecs français. Dit autrement : plus d'1 mec sur 3 parmi les erasmus français est gay : il en fallait pas plus pour se faire une réputation. Alors si, chez nous, on immagine que la Grèce est le paradis des hommes qui préfèrent les hommes, et ben pour le reste de l'Europe : les français seraient tous homos ou bi. Eh ba..
(on a essayé de tordre le coup à cette idée farfelue : dire que les français et françaises – cocoricoune poignée d'entre nous, du moins – sont ceux qui ont le + serré, c'est pas loin de la réalité aussi. Certains avec frénésie, d'autres parfois plus dans la durée, m'enfin ça va pour nous, merci..)

Au rayon fierté, faut surtout pas oublier de mentionner les French girls ; elles sont, globablement, les mieux de tout le cheptel, c'est un fait :p
(bravo les filles ^^)


Nos cousins portuguais, adorables, très sociables, s'amusent bien aussi. Parlent un anglais bien supérieur à leurs voisins espagnols. Sont, dans l'ensemble, des gros fétards, qui enchainent les soirées bien arrosées. Pas du genre a rester à la maison le soir. Et très, très sympas avec ça.

Les belges.. pas nombreux : j'ai croisé un wallon francophone au premier semestre, et 3-4 flammands. Tous des crèmes, adorables.

Les italiens, 'sont pas légion. Une dizaine, à peine, sur toute l'année. Assez réservés, tranquilles.. !
Ba les filles déjà : la déception du siècle. P'tain chez pas comment ils les ont sélectionnées, mais alors ils ont gardé les meilleures au pays hein. Et les mecs, tranquilles, limite réservés, captent rien au ballon, pas fêtards.. l'escroquerie sur toute la ligne.
Manque plus que la pizza et les bolognaises aient été inventés par quelqu'un d'autre, et je dénonce l'Italie comme le plus grand mensonge de l'histoire.
Surfaits.

Les rosbeefs, sont un peu plus nombreux déjà. Enthousiastes, sympas, souriants, tendance exhubérants, bavards, directs, rigolards.. très bons potes.

Les hollandais.. communauté importante en nombre.. grands buveurs de bière, pas une surprise. Pas mal de filles plutôt mimis, hyper sympas.. toujours partants pour sortir, voyageurs, généralement de bonne humeur, bons camarades, pas prise de tête. Souvent bien arrachés en soirée, bons déconneurs. Tous bilingues ou presque. Cools.

Les allemands : un paquet également. Fétards, mais pas trop. Gentillesse à fleur de peau pour nombre d'entre eux. On sent qu'ils ont été élevés différemment.. avenants, sympas, ouverts, pas râleurs, ni grincheux, égoïstes, arrogants ou de mauvaise humeur comme on pourrait l'être lol. Des gens avec qui j'ai souvent trouvé à partager, et avec qui on a énormément en commun. A part ça : très rigoureux, polis, jamais en retard, organisés.. limite ils manquent de folklore par fois^^ conforme dans une très large mesure à l'image qui leur colle à la peau, en somme..

Les polonais.. des agneaux, eux aussi. Gentils, tout simplement. Navrés de leur parodie de gouvernement qui fait rire tout le monde lol, assez fatalistes et désabusés dès qu'il s'agit d'évoquer la Pologne d'aujourd'hui. Sinon, plutôt calmes, bon esprit, tranquilles. Et les polonaises sont souvent d'excellentes cuisinières.

Les scandinaves, j'sais pas où ils s'cachent, j'ai dû en croiser quatre. Des finlandais terriblement gentils mais gravement austères, et 1 ou 2 fous furieux de norvégiens.


Quant aux pays de l'Est, z'ont envoyés la dose de monde, surtout au deuxième semestre. Des filles, quasi exclusivement. Pas tellement fétârds eux, moins que les latins ou les anglo-saxons. Discrets, souvent..

Les quelques roumaines, elles sont mimis. Parlent bien anglais, sont bien sur elles, charmantes, avec de l'humour.. j'aime bien.

Les tchèques, elles envoient du lourd, elles. Waow. Nation number one d'Europe de l'Est, un vivier de petites bombes. Dommage, la plupart sont parties à l'issue du premier semestre.

Les bulgares, par contre, pas fana. Sophistiquées, mais pas belles. Font parfois vulgaires.. genre string qui dépasse sur les rondeurs. Timides sinon. Dans leur coin. Et bosseuses, avec ça.. en 2 mots, elles respirent pas l'éclate.


De manière isolée, j'ai encore croisé des autrichiennes (jolies, toutes) quelques lettones (insipides),  un irlandais, un paquet de turcs, quelques albanais(es)..
Puis hors-erasmus, y'a aussi tout un contingent d'américains, étudiants à Thessalonique ; des bons dératés, pour la plupart. rien qu'à voir leurs soirées : ambiance spring break toute l'année.

Posté par p4pi à 21:50 - Réflexions.. - Permalien [#]

31 mai 2007

East road.


cap à l'Est de Thessalonique cette fois, pour explorer la dernière région du Nord de la Grèce qui me restait à découvrir : la Thrace.

Dans l'absolu, y'a rien à voir. Le tourisme ne vient pas jusque là. Les seuls plans sympas dans le coin, c'est la petite cité de Kavala et l'île de Thassos, en façe, que j'avais déjà vus : on avait passé un excellent weekend là-bàs d'ailleurs, en début d'année. (cf mois d'octobre..)
Mais bon, je m'étais m'y en tête d'explorer chaque région de Grèce d'ici la fin de l'année, alors toute moche qu'elle soit, celle là n'y couperait pas non plus.
Dans les guides touristiques : que dalle. Région fantôme, complètement snobée. Le Routard par exemple, il s'arrête à Halkidiki. Les autres, pas mieux. Y'a que le dernier guide Michelin 2007, qui, enfin, inaugure la voie en consacrant quelques lignes à la Thrace..

En guise de Road book, je décide de traverser toute la région de ville en ville, et de terminer par Samothrace, une île “sauvage” et “nature” à c' qu'il parait.

J'ai ainsi traversé Serrès, Drama, Xanthi, Komotini, Alexandroupolis, et même poussé plus haut jusqu'à Soufli puis Orestiada, aux portes de la Turquie.

Rien d'exceptionnel, comme je l'immaginais, dans chacune de ces villes ; y'a guère que la place du village et quelques églises à prendre en photo, généralement..

serres     drama     alexandroupolis


par contre, la route qui traverse la région comme une épine dorsale s'avère agréable. En excellent état déjà, ce qui est loin d'être le cas partout ailleurs en Grèce. Puis, de jolis paysages.. très verts, bien plus qu'ailleurs, là encore. Région fertile, terres de cultures. Par le relief et les couleurs, ça me rappelait un peu les routes de Basse Normandie, par exemple.

    Quant à Samothrace (qu'on atteint en ferry depuis Alexandroupolis), c'est effectivement une île avec ses spécificités, (qui détonne pour quelqu'un qui revient tout juste des Cyclades ^^) typiquement du Nord de la Mer Egée.

    ferry     samothraki     limani

Très verte. Bien moins aride que les archipels plus au Sud.. plus accidentée que sa voisine Thassos aussi (avec un sommet à 1600m). Après, de là à dire qu'il fait bon y passer des vacances.. peu de villages, sans charme particulier.. des plages étroites de galets hostiles, aucun paysage transcendant..

Un mot sur la célèbre statue de la Victoire de Samothrace, elle fut extraite ici au 19e siècle (et rapatriée à Paris où elle est toujours exposée), dans un sanctuaire antique que l'on peut toujours visiter.. On y apercoit ainsi les 4 colonnes du Sanctuary of the Great Gods qui tiennent toujours debout, et que l'on voit sur l'essentiel des représentations de Samothrace dans les livres.


sanctuary_great_gods   vestiges  colonnes

 


A l'issue de ce voyage, j'en ai donc terminé avec l'ensemble des régions du Nord de la Grèce, de l'Epire et ses rivages Ionniens aux confins de l'Asie Mineure, et des frontières balkaniques aux dernières plaines de Thessalie..

Content d'avoir tout vu.

Posté par p4pi à 23:19 - voyages voyages - Permalien [#]
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