04 mars 2007
Saison playa, coup d'envoi.
Première virée de la saison à la plage.. ce Dimanche 4 mars.
Ça arrive pas tous les ans hein..
Cap sur Halkidiki pour l'occasion, dans le premier doigt de la péninsule (Kassandra), à une petite heure de route, avec les copines hollandaises et 2 potes français, pour une aprem bronzette bien sympa.
Alors, la baignade.. ? ^^
Euh ba sincèrement, j'y ai même pas risqué un orteil, là.
vais attendre quand même que la mer se réchauffe un peu. (d'ici Pâques ça pourrait l'faire)
C'était pas la canicule, y'avait un peu de vent, et quasi personne ; mais grand soleil, ciel tout bleu, température printannière.. de quoi farniente agréablement, et même revenir le soir avec quelques couleurs.
Bien cool.
06 mars 2007
Fait bôôôôôôôôô......
c'te régal.. suis au balcon, en T-shirt, laptop sur les genoux, j'aperçois la mer qui scintille au loin.. fait une vingtaine de degrés, ciel bleu azur, on est entré de plein pied dans le printemps en ce début mars.
Les derniers jours de vacances auront été cools..
La reprise c'était ce matin. Enfin pour nous du moins, en Droit ; car pour les autres facs c'est toujours autant l'incertitude.
Semblerait que les grèves doivent prendre fin cette semaine.. (ça fait juste 2 mois et demi qu'elles doivent prendre fin bientôt, mais bon^^)
Gros bordel à c'niveau là, campus bloqués, pas d'infos.. ceux qui sont en archi ou en anglais par exemple, ne savent ni quand ils doivent remettre leurs travaux, ni s'ils auront des exams pour le premier semestre, ni même quand le second débutera.. leurs facs sont fermées depuis Noël.
Culture strikes très développée ici aussi donc.^^
2 ans que le conflit étudiants/gouvernement s'éternise, des mois entiers de cours amputés, et toutes les sessions d'exams tronquées, rien que ça.
Pas sûr qu'en Grèce, les mordus de boulot y trouvent leur compte, c'est clair. Sinon moi, ça va.
09 mars 2007
Alcoolisme. (bouhh..)
ah, la tise.. le drame de toute une génération, ma pauv' Lucette.. (allez, faites nous culpabiliser^^)
j'peux dire qu'on en voit passer dans les veines. et de toutes les couleurs.
Y'a l'Erasmus lambda, espèce de zouane aviné qui boit déjà plus que la moyenne des étudiants festifs.. sans forcément être un fana de liquide 'hors-soirée', mais.. les occasions font le larron.
Et puis y'a l'autre étudiant Erasmus, ascendant pochtron, celui qui déjà à la base, cultive une certaine affection pour la bouteille, qui regarde le goulot avec tendresse..
..aie aie aie. On prend cher, j'te jure.
Y'a les soirs où on finit complètement sacoche, genre en soirée erasmus..
dernière en date, last friday.. la plus sévère de l'année pour missa. Paraît qu'on m'a retrouvé dans une petite ruelle à 200m du club, en train de comater les dents sur le pavé, complètement dans le brouillard.. me souviens juste avoir titubé sur quelques mètres, puis boum..me suis explosé par terre, et là blackout total jusqu'au lendemain, au réveil. On m'a raconté la suite.. sans que les souvenirs reviennent pour autant.
(merci à celle qui a su me raccompagner, périlleusement, puis me coucher..)
À combien de grammes on était perchés ? 'sais pas, mais ça devait être hardcore au vu des quantités d'alcool pur ingurgitées.

..Et puis y'a les soirs 'normaux', où y'a pas forcément de soirées organisées, mais où on reste dans la cuisine à pillav jusqu'à pas d'heure..
avec Frankie on se tue la bouteille de William Grant's comme d'autres sirotent un perrier, avant d'aller se coucher.
z'ai lâché la bière du même coup, comme tous les alcools dilués.
Whisky & Ouzo only, vodka à la limite. Du 40°, jamais coupé, sans eau ni glaçons.
Chaleur du goût, chaleur de la gorge, chaleur des esprits.. Conséquence.. des discussions d'anthologie^^
(et quelques lendemains cotonneux, bon, quand même..:p)
L'ouzo pur d'ailleurs, c'est que du bonheur, faudra que j'en ramène en France pour faire partager ça.
L'alcool est à consommer avec modération..., ceci est un message du Ministère de la Santé et de l'Association Nationale de Prévention de l'Alcolisme, nanani.., Numéro vert allo-alcool : 0800 51 51 51.
[ps: je me porte très bien, rassurez-vous^^]
10 mars 2007
Champions League.. bye bye.
Soirée C1 yesterday..
Déjà, c'était la mission pour trouver un bar qui montrait Lyon, parce que tout le monde matait le Barça. Et les quelques cafés qui disposaient de plusieurs télés étaient branchés sur le match de Chelsea ou celui de l'Inter.. en gros tout sauf Lyon-Roma, quoi ^^
Du coup c'est en direct d'un kebab qu'on a assisté à la déroute..
Au delà de la putain de déception sportive, et hormis le fait que ça fait très mal à l'amour-propre (on l'avait joué grande gueule depuis le début de l'année, y'avait de quoi être confiants et on pensait pouvoir aller au bout..), le drame, c'est aussi que la finale se joue à Athènes cette année..
Et qu'on s'y voyait déjà, lol.
fêter la victoire d'un club français sur le toit de l'Europe, dans les rues d'Athènes jusqu'au bout de la nuit, tout ça.. cons de ritals^^ M'avaient déjà privé d'une nuit de liesse sur les Champs Elysées le 9 juillet dernier.. ça commence à faire beaucoup.
Du coup, on est allés noyer tout ça au fond d'un verre. Enfin d'une pinte, quoi. Pis on a terminé la nuit dans un appart' blindé d'espagnols ; après tout, le Barça était dehors aussi, au moins ils pouvaient pas la ramener ^^
12 mars 2007
Animation zurbaine..
Au chapitre strikes toujours.. ça a un peu bougé en cette fin de semaine.
Manifs depuis 2 jours, donc périmètre bouclé autour de la fac, ce qui entraine des vilains embouteillages aux abords de toutes les grandes artères du centre ville.
y'a dû avoir un événement qui a mis le feu aux poudres, genre des arrestations à Athènes après des heurts, et le conflit larvé s'est durci brutalement. Hier, à Athènes toujours, émeutes place Syndagma avec jets de pierres et autres projectiles, riposte des crs à coups de lacrymo.. profanation de la tombe du soldat inconnu juste devant le Parlement, vitrines pétées, l'opposition qui demande la démission du ministre de l'Ordre Public.. le bordel quoi.

Tout ça après que la réforme législative qui fâche, sur le statut des Universités, ait été adoptée.. on est pas sorti de l'auberge.
En descendant près de la Tour Blanche hier soir, tard dans la nuit, alors qu'on traverse le campus, on se serait cru en plein tournage de guerre civile ^^
côté Université, une poignée d'anars, encagoulés, armés de battes et de cailloux ; et juste de l'autre côté de la route, 15m plus loin, les divisions de crs, dont les cars stationnent dans le parc Helexpo, en façe. (Rappelons qu'une loi en Grèce interdit rigoureusement l'entrée des forces de l'ordre dans l'enceinte des campus universitaires..)
Bataille rangée, où l'on s'observe et l'on se provoque plus qu'on bouge, vu qu'aucun des 2 camps n'a les moyens d'aller défier l'autre sur son territoire.. Puis quelques soubresauts, jets de caillasse auquels les crs ripostent en sortant immédiatement les lacrymos lol..
Ça pique. ^^ Dans un rayon de 2km, t'as intérêt de traverser vite, parce que ça a tellement été gazé que ça te choppe à la gorge et ça te ferme les yeux sans que t'aies eu le temps de percuter ce qui t'arrive ^^
..c'était censé prendre fin bientôt, qu'y disaient..
13 mars 2007
De l'art de voyager..
Ce week-end, une partie des Matsi people avait décidé de louer des voitures pour rallier l'Ouest macédonien, du côté des lacs Prespa et de Kastoria. Faut croire que les photos ramenées de notre passage là-bàs, à la mi-février, les avaient convaincus.
Temps maussade en fin de semaine, plus grand monde dans la résidence, une communauté erasmus fatiguée par la semaine marathon de soirées quotidiennes (dont la désormais traditionnelle méga-chouille hebdomadaire, le vendredi soir au X-club..), pas cours lundi.. c'était le moment idéal pour bouger de Thessalonique.
Samedi, 14-15h, dans notr' cuisine.. on émerge doucement après s'être remis de la fiesta de la veille, en avalant tranquillement un pti déj'.. c'est l'acte 1 ça.
le préambule indispensable à tout voyage réussi. Prendre la décision de bouger, s'y tenir, et se motiver.
On est 4, avec Arnaud, Laetitia et Pierre-Yves.
Etape suivante, déterminer la destination. Plantons le décor : cuisine de Matsi toujours, dans l'coltard – toujours – , autour d'une table pas débarassée – jamais – , la carte de Grèce dépliée au milieu des cendars pleins, des capsules tordues et du banania renversé. Conseil de guerre.
Reste à proposer des idées. -- Enjeu masculin.
une nana devant une carte routière, c'est déjà assez irresponsable de notre part. Les distances, l'orientation, tout ça, c'est la cata, elles se perdraient dans leur cagibi après en avoir fait trois fois le tour. (aucun machisme là-dedans, d'ailleurs on leur laisse bien choisir le Mir vaisselle quand on va à Carrefour..).
Bon, les voyages qu'il reste à faire, on commence à les avoir bien en tête. Après, reste à caser chacun de façon optimale.
Les îles paradisiques, Cyclades style, de préférence en mai/juin, quand le temps est canon et qu'on peut se baigner.. l'Epire, sous une météo propice à la baignade également, pour pousser jusqu'à Corfou dans le même élan.. l'Attique, lorsqu'on disposera de 3 à 4 jours, au printemps.. le Péloponnèse, sur une semaine, avant qu'il ne fasse trop chaud, mais sous le soleil, nécessairement.. garder les sites proches de Thessalonique pour des virées avec retour dans la journée.. bref à chaque trip des exigences, et la volonté d'utiliser son temps au mieux.
Alors dans l'optique d'un voyage de deux jours, au mois de mars, avec un ensoleillement aléatoire et par des températures raisonnables (mais qui interdisent toutefois la baignade), seules 2 escapades ont le profil.
D'abord, un périple en Thrace, jusqu'au frontières de la Turquie, avec embarquement à Alexandroupolis pour l'île de Samothrace (à l'Est de Thassos). Mais traverser de nombreuses villes un dimanche, c'est passer à côté de la moitié de leur potentiel touristique et culturel parce que tout sera fermé.
On opte donc pour la seconde option : descendre sur Volos, puis sillonner de villages en villages la péninsule voisine, autour du massif du Pélion.
Après recoupement des infos auprès des différents guides à notre disposition, Volos en elle-même (3e port de Grèce) est relativement dépourvue de curiosités ; mais la presqu'île du Pélion, en revanche, présente une nature intacte parmi les plus envoutântes du pays. On tient notre programme de Dimanche-Lundi ; adjugé vendu.
14 mars 2007
..mémorablement nul.
Volos, 210 bornes au Sud de Thessalonique. Sur la route, on s'arrête à Larissa, puisque c'est une ville de taille majeure, et que l'autoroute qui descend y passe (l'E 75, qui rallie Athènes..).. autant satisfaire notre curiosité. (ça, c'est ce qu'on pensait juste avant ; parce que juste après, on pensait plutôt genre la curiosité est un vilain défaut.)
On nous avait dit : y'a rien à Larissa.. d'ailleurs, aucun guide ne consacre une seule ligne à Larissa, et aucun touriste n'a jamais recommandé de s'arrêter à Larissa.
C'est normal : c'est nul.
(Sur toute la ligne d'ailleurs, de l'insignifiance de l'urbanisme à la fadeur des frites du kebab sur la place centrale.)
Même moi qui prend toujours autant de photos qu'un japonais au Trocadero, sur ce coup là j'ai pas trouvé. Pour isoler un seul truc shootable dans ce bled, faut se lever tôt, à moins vraiment de s'émouvoir devant le premier lampadère venu.
Bref, j'ai vu Larissa, très bien je suis content, mais me demandez pas ce que j'ai vu, à Larissa. A côté, y'a de quoi classer Vernon ou Ponto-Combo au patrimoine de l'Unesco.
Tiens, à propos, je ne résiste pas à la tentation de faire partager un très joli passage, que l'on doit à l'éminent phillélène anglais Lord Byron, dans son Pélerinage de Child Harold (1823).
Byron, c'était un jeune aristo britannique si je me souviens bien, écrivain, poète et grand voyageur, amoureux de la Grèce, et qui a contribué à sensibiliser les opinions européennes à la cause de l'indépendance grecque, allant jusqu'à participer lui-même à la lutte. Mort jeune. (de nombreux musées évoquent ci et là son histoire, ou exposent des objets ou tableaux lui ayant appartenu, ou lui rendant hommage). Voilà donc ce qu'il écrivait à l'intention de la Grèce :
“Dans quelque sentier que nous dirigions nos pas, nous foulons une terre consacrée : aucune partie de ton sol n'a été sacrifiée à des monuments vulgaires ; nous parcourons un théâtre vaste et fécond en merveilles ; toutes les fictions de la muse semblent des vérités, jusqu'à ce que nos yeux se lassent d'admirer ces lieux auxquels nous transportèrent si souvent les rêves de notre jeunesse [...]”
A la lueur de ces lignes, on peut juste en conclure que 1) Lord Byron avait une très belle plume,
mais que, 2) il n'avait pas dû passer par Larissa.
Eh ouais, en Grèce aussi, y'a des coins pourraves. Bon ceci dit, en ces contrées bénies de la nature, pour tomber sur un coin comme ça faut l'avoir cherché. D'ailleurs, c'est indiqué.
(panneau rencontré au détour de notre ballade dans les laçets du massif du Pélion..)
Au répertoire des les plus nazes, Larissa en figure donc en bonne place, vous l'aurez compris.
Remarque : par sympathie pour ce bled dont rien que le nom doit être si souvent moqué par les francophones, j'ai quand même cité son nom une demi-douzaine de fois dans ce billet, prouesse qu'aucune littérature touristique ne sera jamais capable de reproduire. CQFD.
17 mars 2007
Excursion dans le golfe de Volos..
Volos, troisième port du pays, ville industrielle, principal point d'embarquement pour les Sporades et Lesbos. Pour la petite histoire, c'est de là que Jason parti à la recherche de la Toison D'Or.
Front de mer plutôt agréable, bordé de cafés et restaus, dans un cadre plutôt animé.. L'église qui jouxte le petit port de pêche est
magnifique. L'édifice en lui-même réalise admirablement la synthèse de
plusieurs influences, dans un style très riche ; et on a la chance
d'arriver en pleine cérémonie religieuse orthodoxe, ce qui constitue un
petit évènement. Fascinant.

Le soir, on se régale dans une des nombreuses tavernes à poissons (steamed mussels with pilaf, huum..), puis on s'affale confortablement dans le sofa d'un café cosy, en bord de mer, pour matter le choc Lyon-OM. [aparté.. ça faisait perpèt que j'avais pas eu le privilège de me prélasser ainsi dans un canapé.. depuis la France, en fait. c'est un truc simple, mais quand même super agréable hein]
Bonne soirée donc, après une ballade nocturne dans Volos.

Lundi matin, on décide de se faire un p'ti musée qui avait retenu notre attention, avant de quitter Volos : le centre folklorique de Kitsos Makris. Très bien, visite guidée gratuite en anglais, et propos intéressant.
La suite, c'est une belle journée de vadrouille à travers le massif du Pélion qui nous attend..
La corne du Pélion
Péninsule montagneuse à l'allure d'un doigt recourbé, au sud-est de Volos.
Un flanc bordé par le golfe pagasétique, l'autre baignant dans la mer Egée, façe aux îles Sporades.
Région à la nature préservée, où la végétation demeure abondante, rappelant certains paysages corses. Une vingtaine de villages, perdus à flanc de montagne, des routes sinueuses, des champs d'oliviers, des maisons pittoresques, des petites criques et des falaises qui se jettent à pic dans une mer d'un bleu vif étonnant. La légende veut que le massif du Pélion ait été le berceau des Centaures, créatures malfaisantes mi-hommes/mi-chevaux qui ont marqué la mythologie grecque..
Par contre, pour apprécier la ballade au coeur de ce type d'environnement, il est carrément nécessaire qu'il fasse beau. On avait checké la météo avant de partir, histoire d'avoir des garanties..
et le matin, on était pas optimiste. Premier village, Makrinitsa, accroché à 600m d'altitude, vue plongeante sur Volos annoncée.. sauf qu'il fait gris, et qu'on distingue même pas la mer de l'horizon.

Halte devant la porte marquant l'entrée du passage des Centaures, à l'orée d'un bois..

puis de villages en villages, on traverse la péninsule pour rejoindre Zagora, sur le versant Egéen.. En route, on passe par le sommet du Pélion (station de ski, d'ailleurs..), qui culmine à 1551m. Le soleil triomphe des dernières nappes nuageuses, la ballade prend définitivement un caractère printannier, on roule pépère sur les routes de crête en admirant tout ce qui défile derrière les vitres...
On longe la mer Egée, en s'arrêtant ci et là en haut d'une crique, le long des falaises, au détour d'une plage ou dans un petit port naturel..
Au soleil couchant, on rejoint Afissos, sur le versant pagasétique, après une belle boucle à travers la presqu'île du Pélion, et on savoure un café confortablement installés, bien au chaud..
19 mars 2007
Jeudi 15 mars, tite sortie théâtre.

La pièce : The importance of being Earnest, d'Oscar Wilde.
Truc joué en grec évidemment, donc vaut mieux connaître la pièce avant d'y aller.
Je m'étais donc attaché à lire le bouquin qu'on m'avait prêté quelques jours avant, ça m'a permis de pas perdre le fil et mieux apprécier le jeu en lui-même.
Pitain, la dernière fois que j'avais mis les pieds au théâtre, ça remontait à Mathusalem.. Ça devait être genre au Globe Theatre, à Londres, en voyage de classe de 3ème.. et depuis, nada.
(quelques soirées de matchs d'impro vues ci et là, mais c'est tout).
C'est un tord d'ailleurs de pas faire l'effort plus souvent, parce que c'est réellement un truc qui a tout pour me plaire, un goût que j'aimerais développer et cultiver.
A renouveler..
















