06 décembre 2006
Balkan' odyssey
Vendredi 1er décembre. La nuit a été courte. Couchés à 5h30 avec 3 grammes dans le sang, après un open-bar des plus mémorables. Levés à 7h00, encore bien amochés, sommes à la gare à 8h pour prendre le premier train pour Skopje.
Objectif du weekend : découvrir la capitale de la Macédoine donc, et pousser si possible jusqu'au Kosovo. Histoire de l'avoir fait une fois dans sa vie quoi.
Y'a toujours des nantis qui pourront se targuer d'avoir vu Sydney, New York, Montreal ou Toronto, de partir en weekend à Barcelone, Rome ou Amsterdam, de se faire des safaris au Kenya, des croisières en Egypte ou des plans Pierre-et-vacances en Tunisie.. c'est has been. Moi, j'aurais fait le Kosovo.
Alors j'dis pas, c'est sûrement pas la destination rêvée ; m'enfin pour se la raconter dans un dîner par exemple c'est top. Aucune chance que le type assis en façe de vous ait déjà mis le pied là-bàs.
Le train Thessalonique-Skopje, c'est 5 heures. A peine assez pour désaouler quoi.
Aprèmidi passée à déambuler dans les rues de la capitale. Pas fabuleuse certes, mais pas vilaine pour autant, et plutôt animée.

Dans les quartiers plus commerçants ou touristiques, les ruelles se font plus étroites. Plus rien n'évoque alors la capitale, on bascule dans la dimension village..

A voir, quelques-unes des nombreuses mosquées, un ou deux musées, un ancien hammam, ou encore une forteresse surélevée qui offre une vue sans pareille sur la ville..

Ce sera tout pour Skopje. Pas fondamentalement moche, mais pas emballant non plus. Pas de quoi prolonger le séjour plus de 24h, en somme.
..jusqu'au Kosovo..
Trajet en bus jusqu'à Pristina, la capitale. Sommes 5 : Pierre-Yves, Laetitia, moi, André (portugais) et Jasper (hollandais). La veille, on s'est attaqués à la vodka dans la chambre d'hotel, on a la gueule de bois, i fait froid, c'est assez rock'n'roll ; mais bon on s'amuse bien, puis rien que d'avoir le tampon kosovar sur le passeport, ça justifie le voyage nan ?
Le pays, rattaché auparavant à la Serbie et à population majoritairement albanaise, est en passe de devenir indépendant, et demeure aujourd'hui sous mandat de l'ONU. De fait, c'est l'euro qui est utilisé là-bàs. (en Macédoine, pour l'anecdote, c'est le dinart).
Premières impressions :
on s'attendait à bien plus craignos. La capitale ne porte pas de stigmates apparents des bombardements.. le pays n'est pas trop dégueu, bien moins que l'Albanie par exemple.. quelques buildings en reconstruction certes, mais peu de ruines.. des routes praticables, un centre-ville bien plus digne que celui des métropoles albanaises.. Tout n'est pas rose certes, mais avouons qu'on s'attendait à pire.

Fait marquant, les signes de reconnaissance à l'égard des Etats-Unis, omniprésents.
Clinton par exemple, à l'origine du déploiement de troupes au Kosovo, est un héros là-bàs. Il y a un boulevard Bill Clinton, et y'a autant de posters à son effigie dans les rues qu'il y a de statues de Skanderberg dans les Balkans.

Après, c'est sûr qu'on fait vite le tour. Rien à voir, c'est clair. (même si on a bien pris 2-3 clichés, histoire de..)

M'enfin dans l'esprit, on va pas au Kosovo pour voir quelque chose.
Juste pour y être allé, pour l'avoir fait. Mission accomplie donc.
08 décembre 2006
So french..
'tit conseil marketing. Vous lancez un produit, un concept, et il vous manque le nom.
Et bien vous prenez pas la tête, trouvez n'importe quel mot débile, et mettez ''french'' devant. Succès garanti ; votre machin cartonnera.
C'est comme ça qu'on se retrouve avec des trucs aussi merveilleux que le french flair, les french fries ou la french touch', en passant par le légendaire french kiss..
label sexy en somme.
épithète qui fait la différence.
(Tout le monde peut pas en dire autant : cf. branlette espagnole.. chiottes turques.. :p)
Donc : être french, c'est tendance.
Le pourquoi du comment, ça ferait un sujet de thèse intéressant. On serait probablement amené à citer (avec l'accent british, nécessairement) Versailles, le Louvre, Givenchy ou Jean-Paul Gautier, Zinedine Zidane, Pariss' & les-Champs-Elysées, Molière, la gastwonomie, les grands Bordeaux..
(Un jour peut-être, ils découvriront l'envers du décor.. qu'à deux pas de Paris, y'a la Courneuve.. qu'on a aussi Le Coq Sportif, Tony Vairelles, le Beaujolais nouveau..)
Enfin en attendant, on a la cote. Le français reste la langue des élites.
La crème des profs grecs termine son cursus universitaire par un double DEA à la Sorbonne..
Mais c'est quand on flâne en ville, au détour des enseignes, qu'on calcule le mieux l'impact du truc sur la conscience collective, la connotation classe véhiculée par tout ce qui vient de Paris.

Sur ce on va refermer le tube de pommade, assez pour aujourd'hui ^^
Disons que j'adore en rajouter des tonnes question chauvinisme à 2 balles, mais toute dérision mise à part, on a beaucoup a apprendre de nos voisins, clairement.
Si je disais que l'allemand moyen est hautement plus sympatique que nouzot' français, plus avenant, plus attentionné, plus ouvert... ça voudrait pas dire grand chose tellement ça tape dans les lieux communs. et pourtant.. le raccourci est loin d'être vide de sens.
Alors biensûr, on a la meilleure bouffe, les meilleurs pinards, mais sachons rester humbles lol.
y'a jamais que 2 choses qu'il faudra défendre jusqu'au bout. 2 trucs pour lesquels on est forcément les meilleurs : jouer au foot, et faire l'amour.
09 décembre 2006
Les zinsolites..
(Auberge de jeunesse, Tirana..)
panneaux d'interdiction de circuler en charette.
Ça existe.. (Vlora, sud ouest de l'Albanie)
Campus universitaire, à Skopje, Macédoine..
Cireur de pompes, toujours à Skopje.
très répandus dans les Balkans..
portée de frangins, au détour d'un fossé..
hopop pop ! Pas eu le temps d'ajuster la prise de vue. No photos !!
Ils plaisantent pas là-bàs. Une seconde après, le gars m'avait en joue avec sa kalachnikov.
(Tirana, devant la maison du Parlement)
une tite instantanée, le jour de la fête nationale..
puis une dernière,
..juste parce que le goût, c'est universel.
10 décembre 2006
Walk along the seaside..
De la digue aux dernières plages de Kalamaria, le litorral thessalonicien s'étend sur plusieurs kilomètres, de part et d'autre de la White Tower. (Lefkos Pyrgos)
Construite façe au Golfe Thermaïque, cette ancienne prison, qui toise le front de mer du haut de son histoire pluri-séculaire, est devenue au fil temps le véritable emblème de la ville, et figure sur l'essentiel des cartes postales représentant Thessalonique.

Située à l'endroit où le front de mer amorçe une courbe, telle une articulation, elle fait la liaison entre le vieux centre de Thessalonique, à l'Ouest, et les nouveaux quartiers chics, vers Kalamaria, côté Est. C'est là que la ballade en front de mer se fait plus agréable, une fois dépassée la grande statue d'Alexandre, le long des parcs et cafés..
De l'autre côté, parallèlement aux grandes artères Egnatia ou Tsimiski, le front de mer longe paisiblement le coeur historique de la cité..

Succession de cafés, restaurants et autres clubs chics, la promenade mène jusqu'à l'immense place Aristote, autre point névralgique de la vie thessalonicienne..
immense square reposant sur des strates successives, à l'architecture soignée, abondamment éclairé, traversé par d'inombrables allées et ruelles animées.. assurément l'une des plus belles places de la Méditerranée.
13 décembre 2006
Un week-end à... Edessa.
Charmante bourgade du Nord de la Grèce, juchée au milieu des collines, non loin de la frontière Macédonienne. Capitale de la province de Pella, une centaine de km à l'Ouest de Thessalonique.
C'est là que séjourne Ksenija, une copine lituanienne rencontrée cet été pendant le stage de langue. Là-bàs, elle bosse dans une école, comme assistante d'un prof de français. Mais pour passer l'année, c'est pas la destination rêvée ; d'ailleurs elle manque pas une occasion pour revenir passer ses weekends à Thessalonique, profiter de la vie Erasmus.
Ayant déjà planifié un séjour à Istanbul une semaine plus tard, c'était le dernier weekend qu'on pouvait passer à deux avec la miss avant qu'elle s'envole pour Munich, (le temps des fêtes de Noel), et elle m'avait fait comprendre que ce serait sympa de se faire un truc juste entre nous.
(ba uii, normal ^^)
En début de semaine, j'appelle donc Ksenija pour lui faire part de notre intention d'aller faire un tour du côté d'Edessa, où elle s'était proposée de nous héberger. Elle m'explique qu'elle va passer le weekend du côté de Sarajevo, mais qu'elle peut me filer les clés de son appart', qu'on y va quand on veut, c'est pas un souci..
la classe.
Du coup on se rencarde jeudi soir à Thessalonique avant qu'elle prenne son train pour la Serbie, elle nous file les clés, 2-3 recommandations d'usage, et ciao.
Appart' immense juste pour nous, weekend cool.
Quelques photos de ce petit bled plein de charme, paisible et bien décoré..
ballade agréable le long des cours d'eau, qui bercent allées et jardins avant de se rejoindre à flanc de colline, dans un ballet de chutes et cascades qui ont fait la renommée d'Edessa.
20 décembre 2006
Matsi & surroundings..
Des trois résidences erasmus, c'est certainement la mieux placée.
On aperçoit la mer, 2 km en contrebas.
De suite à gauche, un grand complexe sportif, derrière le stade d'Iraklis, avec piste d'athlé ouverte à tous. En descendant la route du Sport Museum, on arrive au restau U en 5 minutes. À droite, la fac est à 10 minutes, tout comme Kamara. Le centre-ville, à moins d'un quart d'heure à pinces. Pépère, quoi.

bref aperçu côté bedroom..

Question mixage social, c'est certainement la meilleure aussi : A Vassilisis, l'écrasante majorité d'espagnols fausse la donne, et à Cassandrou, l'absence de pièces communes plombe un peu la vie sociale.
Matsi, c'est plus cool. Une espèce de colloc' géante, avec les avantages, sans les inconvénients.
z'aime bien.
21 décembre 2006
Istanbul..
Depuis Thessalonique, c'est 14h de train.
Recette maintes fois éprouvée pour rendre le voyage moins long : se mettre une race la veille au soir et choper le 1er train aux aurores après une nuit blanche. S'affaler sur une banquette, et comater paisiblement. Coup de pouce du calendrier : ce vendredi 15 décembre, c'était la soirée de Noël, organisée à l'initiative du bureau Erasmus. Pas eu a se forcer pour lever le coude, en gros.
Open bar de furieux, qui s'est prolongé en boite toute la nuit, et à 7h du mat' on est dans le train, direction Istanbul.
Arrivée sur place Samedi 16 en soirée. Rencart devant Aya Sofya avec les potes arrivés la veille.
Pierre-Yves avait un contact là-bàs, Ergin, rencontré y'a 2 ans aux Etats-Unis, où ils avaient partagé le même job d'été. Sympa comme tout, il a pu en héberger 4 d'entre nous, les véhiculer à l'occasion, et nous indiquer les bons plans touristiques.
Au coeur du quartier Sultanahmet, l'église Aya Sofya, connue dans le monde entier..
première grosse claque visuelle. Imposante.
..C'est pourtant pas Aya Sofya qui allait m'en mettre plein la vue ce soir là. Suffisait de se retourner en fait, pour contempler un spectacle encore plus saisissant. Le 2e effet kiss cool.
Séparée d'Aya Sofya par quelques centaines de mètres seulement (dédale de jardins et fontaines soignés), la Mosquée Bleue lui fait façe, frontalement.
Merveille architecturale à l'état brut, délicieusement éclairée, c'est un régal pour les yeux.
Très certainement le monument le plus impressionant - de nuit - qu'il m'ait été donné de voir en live jusqu'à présent.
Joyau de l'architecture Ottomane avec ses 6 minarets, elle fut érigée au début du XVIIe siècle par Sultan Ahmet, qui lui laissa son nom (même si elle reste plus connue sous l'appelation Blue Mosque, qu'elle doit à son éclairage atypique). Edifice majestueux qui fend la nuit stambouliote, confondant l'immense Aya Sofya dans un statut de faire-valoir..
Le tour de l'enceinte offre à la vue des angles imprenables, épaississant un peu plus le mystère de sa démesure..

l'ensemble opère tel un magnétisme, plus on la contemple, plus il est difficile de détourner le regard.. Extraordinaire présence dans l'espace, classe à l'état pur dans les formes, perfection des éclairages..
Dès ce premier soir, on aura eu un aperçu fracassant du charme dont regorge la ville, et des empreintes que l'Histoire lui a laissé en héritage..
Ancien carrefour de la route de la soie, capitale de trois empires, tour à tour Byzance, Constantinople, puis Istanbul, seule ville au monde qui s'étend sur 2 continents, dominant le Bosphore, un oeil sur la mer de Marmara et l'autre sur la mer Noire, métropole de plus de 20 millions d'habitants (deux fois Paris..!), cité tentaculaire étirée entre Orient et Occident..
Ci-dessous, une vue sur le Bosphore, depuis la chambre de l'auberge, le matin ;
un aperçu du vieux centre européen, par delà le Pont Galata ;
et enfin un panorama depuis le haut du quartier Sultanahmet, avec une vue sur la Corne d'or..
Dès le dimanche matin, on entreprend la visite des 2 bijoux aperçus la veille de nuit, en commençant par la Mosquée Bleue. De jour, le truc perd tout son magnétisme. Ca redevient un monument parmi d'autres, dont le gigantisme et la richesse intérieure impressionnent toujours, mais sans la magie de l'éclairage nocturne.

Construite sur le site de l'acropole byzantine un millénaire auparavant (VIe siècle de notre ère, par l'empereur Justinien), Aya Sofya demeura une église jusqu'en 1453 (chute de Constantinople), puis devint naturellement une mosquée ; c'est à cette époque que lui furent adjoints les minarets par exemple. Ataturk en fit finalement un musée en 1934, ce qu'elle est restée jusqu'à ce jour.
L'intérieur est proprement exceptionnel d'un point de vue architectural, avec notamment un dome de 30m de diamètre en son sommet.

La visite au coeur du Sultanahmet nous amène ensuite jusqu'à l'immense palais Topkapi, la demeure des sultans Ottomans jusqu'au XIXe siècle. Succession de musées, tours et bâtiments sur plusieurs hectares – l'une des pièces du palais de Mehmet le Conquérant abritant des reliques de Mahomet..
Le tryptique Aya Sofya/ mosquée Bleue/ palais Topkapi cristallise l'essentiel des curiosités touristiques du Sultanahmet.
Ceci dit, en se balladant le long de la Corne d'or, on est interpellé par le nombre impressionnant de mosquées à l'architecture soignée, de buildings baroques ou néo-classiques, de tours, monuments, universités, hamams, palaces, acqueducs..
échantillon d'Istanbul, en vrac..
Le hamam justement, c'est une des spécialités locales. Inconcevable de passer à Istanbul sans se soumettre au rituel..
Parmi les plus beaux de la ville, le Hamam Cemberlitas, vieux de 500 ans, fondé par la femme du sultan Selim II et conçu par le plus brillant architecte ottoman de l'époque.
Typique.
Puis le hamam en lui-même, génial. Une heure et demie passée dedans, avec massage et tout, c'est bonheur.
on en ressort frais comme un gardon. À refaire impérativement..
Le soir, restau dans un coin canon d'Istanbul, au 4 étage, avec vue sur le Bosphore..

Ballade en front de fleuve, le long de Besiktas, au détour des mosquées et des cafés à narghilés..
Le lendemain, on s'attaque aux dernières curiosités de la rive Sud de la Corne d'or, entre Sultanahmet et le palais Fatih..
Etape dans la Basilica Cistern, gigantesque structure souterraine dotée d'un réservoir de 80 000 mètres cube, vestige de l'époque Byzantine.. construite selon des principes de symétrie rigoureux, avec des colonnes et sculptures étonnement conservées..

La suite du périple nous a conduit au palais Fatih, en passant par d'inombrables mosquées, toutes plus agréablement éclairées les unes que les autres..
La plus belle de toutes reste probablement la mosquée du sultan Souleymane le Magnifique (Sülemaniye camii), érigée en haut d'une colline, offrant une vue d'ensemble sur la Corne d'or..
Très certainement la plus grande des mosquées ottomanes, dessinée par l'illustre Mimar Sinan, avec une beauté intérieure à couper le souffle, avec des balcons et mosaïques de haute volée.

Dernière halte avant de franchir la Corne d'or, le Grand Bazaar..
c'est.. vivant, coloré, opulent.. et les images parlent d'elles-mêmes.
Lorsque l'on emprunte les bacs qui sillonnent le détroit pour relier l'Europe à l'Asie, ou simplement traverser la Corne d'or, on en prend plein les yeux, à toute heure du jour comme de la nuit.
Au nord de la Corne d'or, (toujours en Europe) les quartiers les plus animés d'Istanbul.
Si le vieux centre historique, du côté de Sultanahmet, est désert à la nuit tombée, du côté de Taksim en revanche, de l'autre côté, c'est profondément vivant. L'animation ne retombe jamais, les rues regorgent de monde..

Le soir, café au coeur de Taksim, super agréable.. on a retrouvé Pinar et Zeynep, deux copines turques de Frankie, étudiantes en archi, qui étaient venues en Erasmus à Grenoble l'an passé (c'est là qu'ils avaient fait connaissance).
Mardi matin, très peu dormi, dernière journée à Istanbul, avec un menu copieux au programme.
On attaque par le Dolmabahçe, le complexe impérial des derniers sultans ottomans, entre le XIXe siècle et la chute de l'Empire, située sur les rives du Bosphore.
Synthèse architecturale des styles baroque, rococo, classique et néo-classique, le Dolmabahçe fut construit à la demande du sultan Abdül Mecit, qui souhaitait recevoir ses hôtes occidentaux dans une demeure qui leur en mette plein la vue.. un peu à la manière du Versailles français. (objectif atteint, cela va sans dire..)
visite guidée en anglais, qui dura une petite heure.. voyage dans l'antre d'un empire richissime, à travers le faste et l'opulence.. clou du spectacle, la dernière salle, à laquelle on accède depuis un couloir étroit.. on a l'impression d'avoir tout vu, d'avoir bu de la richesse et de la déco luxueuse jusqu'à plus soif, et là le guide annonce qu'on va maintenant pénétrer dans la most impressive room.. the bigger one, the most beautiful..
Pfiou.. une tuerie.
La perfection artistique, à travers l'architecture, les couleurs, l'espace, les formes, les trompes-l'oeil, les colonnes, le gigantisme, les frontons, les dorures, les arches, les volumes, les effets de perspectives, les sculptures.. jusque dans le détail.. c'est éblouissant. On est resté dedans contempler tout ça de longues minutes.. jusqu'à ce qu'ils nous disent de dégager en fait. ^^
Dans l'aprèmidi, on est passé côté Asie. Première fois de ma vie que je posais le pied sur un autre continent, soit dit en passant. Longues ballades dans les ruelles d'un Istanbul du quotidien...
jusqu'au coucher du soleil, surplombant le port, devant la mer de Marmara..

Le soir, dernier verre au bord du Bosphore.. assistant au spectacle paisible des pêcheurs qui jettent leurs lignes toute la nuit dans le détroit.. à l'instantané d'un pont qui se lève pour faire passer un navire côté Corne d'or.. dernière image d'Istanbul, la charmante petite mosquée Ortaköy, avec le Pont du Bosphore en arrière plan, malicieusement vêtu d'un mauve tamisé..

22 décembre 2006
Home sweet home..
..soon.
billet d'avion booké pour le 24 au soir. Escale à Francfort, débarquement en soirée à Charles de Gaulle, à l'heure du réveillon. Deux petites semaines en France, qui vont passer à la vitesse de l'éclair..
(d'ailleurs faut qu'on s'rencarde les gens.. j'aimerais voir tout le monde avant de remettre les voiles..)
l'occasion de rentrer chercher la caisse aussi, et revenir avec en Grèce pour la 2e moitié de l'année.
homesick ? Que dalle.
Serai super content de rentrer en France, et tout autant de revenir ici.
Rêve de foie gras, de dîners en famille, de raclettes à s'en déboutonner la ceinture, de foot en salle entre potes, de sessions internet all night long.. (be geek or not to be.. ^^), de réveillons alcoolisés..
repartir repu, traverser l'Europe, se caler à nouveau sur la douceur de vivre Thessalonicienne pour 6 mois qui s'annoncent d'enfer..
au programme, une virée à Sofia, un tour du Péloponnèse en caisse, Mystra, Corinthe, Olympie, Delphes, Athènes, la Crète.. puis les Cyclades au printemps.. Mikonos, Lesvos, Santorin, et leurs tits coins de paradis.. playa, fiesta, plans couple, virées en boites, ambiances taverna.. don't have to complain.
Just enjoy.. Erasmus powaa.



































































