1 an de vécu..

Un an en Grèce, pour la mémoire.. petite fenêtre sur une aventure d'Erasmus dans un pays canon.

05 novembre 2006

Chilly outsite, red hot inside..


I fait -250° en ce début novembre, un vent à décorner les boeufs, autant dire qu'on se pèle le jonc.

Duffle coat, écharpe, gants, on a ressorti la panoplie winter tellement on s'les gèle. On a bien des projets de voyage, Istanbul, Tirana, Sofia.. mais avec ce froid, walou, forget it.

Du coup on la joue casanier, on reste bien au chaud dans les cuisines de Matsi, avec quelques bouteilles d'ouzo pour nous réchauffer les artères..


Puis bon, on sort tous les soirs, naturellement. Jeudi dernier, soirée au It's only, avec before chez Ulton, Adam et Teppo pour fêter les 26 ans de l'Irish. (Ulton).
samèrelipopette.. jamais j'avais vu un appart' aussi blindé de ma vie. La piaule fesait 35m² à tout casser, y'avait à l'aise 150 erasmus dedans, truc stupéfiant. collés/sérrés. Boaw, parfois ça aide à faire connaissance.


Quand on débarque ensuite en boite, assez tard dans la nuit, on a déjà le sang bien chaud. les liqueurs et leurs vertus euphorisantes ont terrassé depuis longtemps toute innhibition, z'immaginez..

en gros.. c'est hot cacao.  Ambiance chaleureuse, qui favorise la proximité, le côté tactile..
Disons que c'est comme dans les arrivées groupées, ça frotte.. (@Gérard Holtz..). Tout de suite, la métaphore cycliste c'est plus parlant, hein.

De fait, pour réussir à pas serrer dans ces conditions, faut vraiment être dramatiquement moche j'immagine. ou fabuleusement fidèle. Ou alors danser comme un balai.. et encore là j'hésite, y'a des nanas qui sont tellement en chien qu'elles attraperaient même un balai.


Bon ok j'exagère un chouilla, y'en a qui rament quand même. pourtant, pas besoin d'être un playboy ou d'avoir la technique de Travolta pour rentrer accompagné, l'atmosphère qui flotte dans la boite fait la moitié du boulot pour toi.
(les filles, l'autre moitié..)

Posté par p4pi à 23:47 - Erasmus life - Permalien [#]


07 novembre 2006

Thessaloniki by night, Acte II - Walk around the arch..


Kamara
marque en quelque sorte l'entrée dans le coeur historique de la cité.

Au pied de l'arche, l'immense artère Egnatia, qui traverse le vieux centre-ville d' est en ouest sur plusieurs kilomètres, parallèlement au front de mer. (qui se trouve 800m en contrebas, côté sud..).


kamara_1     le_long_d_Egnatia     c_t__sud


En contemplant Kamara depuis le sud justement, la perspective monumentale s'étoffe. Deux autres joyaux architecturaux s'offrent à notre champ de vision, de chaque côté de l'arche..

Au fond, la Rotonda, construction circulaire et massive, dont on aperçoit la silhouette imposante à travers l'obscurité..

rontonda_au_fond     rotonda_vue_oblique     rotonda_by_night_face_est




et un peu plus en amont le long d'Egnatia, l'église Panagia Dexia.

panagia_dexia_1     panagia_dexia_2     panagia_dexia_3

Posté par p4pi à 17:47 - Absolut' Thessaloniki.. - Permalien [#]

10 novembre 2006

The world is mine..

conquest

Soirée jeux de société ce jeudi, dans un bar prévu à cet effet, autour d'une Amstel ou d'un Espresso.. très sympa. Au programme, un Risk, avec pour unique mission la conquête du monde.

Z'étions 6 à en découdre. Pour l'anecdote, 1 espagnol, 1 belge, 1 portos et 3 français. (En l'occurrence, une fois la partie commencée, on s'en fout : arithmétiquement, la donne ça devient moi contre le reste du monde.)

4h de lutte acharnée, bien agréable. Manquait que le suspens, lol. (désolé les gars..)


Alors biensûr on va dire.. ''en façe, j'avais pas des champions du monde, trop facile.. Les belges, c'est pas des gagnants dans l'âme par exemple.. ''

Certes. A part en tennis féminin (merci Justine), et peut-être le Standart de Liège dans les années quoi.. trente, trente-cinq.. (allez, on l'accorde) , ..faut se rendre à l'évidence : jamais un belge n'a triomphé de quoi que ce soit.

Mais le portugais lui, est autrement plus redoutable. Témoin la tradition d'excellence qu'il perpétue dans certaines disciplines, dans lesquelles il n'aura jamais d'égal à la surface du globe (Madame excelle dans la conciergerie par exemple, Monsieur dans le bâtiment..)

M'enfin j'ai quand même pris le risque de l'affronter : on s'embarquait dans un jeu de stratégie là, pas dans un concours de carrelage hein.

Puis l'espagnol, ba.. profil bas maintenant. z'ont voulu faire les malins en jurant de mettre Zidane à la retraite dès les huitièmes, en ont pris 3 dans la besace et le premier avion pour Madrid, et depuis on les entend plus.


Alors ok, au final, l'opposition était pas si terrifiante. N'empêche qu'une fois encore, j'ai tout massacré.

Carrément invincible dans ce genre de jeu stratégico-diplomatique.
(la diplomatie, c'est savoir nouer une alliance fifty/fifty des plus loyales.
La stratégie, c'est le faire parce qu'on sait que l'autre va claquer avant soi.)

sans rancune :p

Posté par p4pi à 23:51 - ma pomme. - Permalien [#]

13 novembre 2006

Aventures d'un fraudeur ordinaire..


Samedi soir, sur les coups de 23h. On est à l'arrière du bus, en train de déconner tranquillement, en route pour aller manger un morceau en ville. On a pas vu venir le danger.
Remarque le danger fesait à peine 1.60m, et se cachait sournoisement sous son espèce de képi.

Elle s'est mise à aboyer un truc en grec, qui devait vouloir dire en gros : ''auriez-vous l'obligence de me présenter votre titre de transport, s'il vous plait..'' mais en tout juste moins courtois. 

Et merde. Evidemment, on avait pas payé.
du coup on se met à jouer les étrangers de base, qui percutent pas un mot de ce qu'elle raconte. Ca l'énerve encore plus, logique.

''-- tiquettes, tickettzzz.. !! '' jamais vu une vieille vociférer avec autant de haine ^^
(L'aigreur de la ménopause, sans doute..)


10 minutes après, on était au poste (elle et son collègue avaient pris soin de demander au chauffeur de verrouiller les portes du bus, mdr)

C'est là que la situation devient cocasse. Des 3 couillons qui espéraient nous faire cracher 90 euros, pas un ne parlait anglais. Du coup, ils se mettent en tête de ramener quelqu'un pour traduire.. et là, ils nous ramènent quoi..? (j'vous le donne en mille, on est samedi soir, tard, aux abords de la gare..) et ben.. une pute.

Quand elle s'amène dans le bureau à moitié dessapée, on est morts de rire. C'est quand même enorme. la fille de joie qui se retrouve à traduire en grec notre baratin (truc pas crédible une seconde, genre en France les bus sont gratuits, on savait pas, etc.) amusée, sympa comme tout avec nous.

Au final, on trouve un arrangement pour ne raquer que 30 euros. Problème, personne a assez de thunes sur lui, on en réunit péniblement 15.
(J'ai juste 150 euros sur moi en cash, mais naturellement personne en saura rien ; j'étais prêt à passer la nuit là tellement je m'étais pris au jeu).

Et ba figurez vous que c'est la pute qui a allongé le reste. les 15 euros manquants, de sa poche. Voilà comment on a pu filer.. y'a souvent un grand coeur sous les porte-jarretelles.

Posté par p4pi à 22:48 - tranches de vie.. - Permalien [#]

15 novembre 2006

Mardi 14 novembre.. Voyage à travers l'art contemporain.


Nous voici dans l'antre du Macedonian Museum of Contemporary Art, construction moderne au coeur de l'espace Helexpo, à deux pas de la Tour O.TE.

Une petite heure à déambuler en toute tranquillité, pas un chat à l'intérieur..

(d'habitude, y'a toujours une vieille à l'affût qui prend soin de vous rappeler que les photos sont interdites, un môme qui court dans les allées en cherchant sa maman, ou un contingent de touristes japonais agglutinés devant les galeries..) La visite n'en fut que plus agréable.


musée riche et fort bien conçu, décor apaisant, mises en valeur inspirées. Un joyeux mélange de sculptures étonnantes et de tableaux plus classiques, de représentations abstraites, d'assemblages futuristes..


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Et quand tout paraît si subtilement beau, même l'extérieur du musée devient prétexte à de belles prises de vues.


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Posté par p4pi à 20:49 - Culture - Permalien [#]

22 novembre 2006

I was in Albania..


Pour aller foutre les pieds en Albanie déjà, faut vraiment être jeté.
Après, débarquer fin novembre, avec pour tout bagage un sac à dos, sans programme pré-défini, à l'arrache totale, c'est carrément exotique.

..I did it.

Jeudi 16 novembre. On se bouge à 4, en bus. faut savoir que y'a pas de liaison ferrovière entre l'Albanie et l'étranger, tout simplement parce que les rails sont pas les mêmes déjà.. 

On décolle en début de soirée, vive l'aventure. Dans le bus, y'a la tv qui passe en boucle des clips kosovars à la sauce bling bling, ça vaut son pesant de cacahouètes.

Le poste- frontière côté grec a rien d'exceptionnel, bref contrôle de passeport, un tour au duty free et basta.

fronti_re_grecque_1     fronti_re_grecque_2     fronti_re_grecque_3


50 mètres plus loin, côté albanais, c'est déjà plus authentique.

 
c_t__albanais

eh ba. J'avoues que j'suis un peu dupe :

première fois que je sors de la zone UE de toute ma vie, je m'immaginais déjà taper la pose sous un zouli panneau 'Albania', et là en guise de frontière on tombe sur une espèce de cabane à frites à la con.


A 4h du mat', le bus est à Tirana. C'est méga vide, hallucinant pour une capitale. Un gars nous dépose à l'auberge de jeunesse. Fermée. Finalement on trouve le moyen de rentrer en loucedé dans la propriété, on tape 450 000 fois sur tous les volets de la baraque, et enfin un pépé vient nous ouvrir. On choppe une chambre de 4 avec un carreau pété qui laisse entrer le vent.. une malheureuse couverture chacun, on se les pèle à crever.


Le lendemain matin, c'est tipar pour la visite. Soleil radieux, qui nous lâchera plus pendant tout le séjour.

Tirana, c'est pas trop moche comparé au reste du pays. Des barraques pastel, d'autres multicolores, un canal tout crade, quelques bâtiments gouvernementaux dans le plus pur style soviétique, des anciennes statues héritées d'un temps où la propagande régnait en maître, des trottoirs qui n'en sont pas..

Mais surtout des mômes de 10 ans qui volent à la tire devant nos yeux, des unijambistes voire des troncs qui font la manche, des vieillards qui vendent des allumettes ou des marrons chauds, des bambins qui trimballent des cajots de clopes bidons pour les écouler pour quelques poignées de leks à qui aura pité d'eux.. j'ai pas cherché à photographier la misère des gens, y'a là que des clichés froids d'une capitale sous son 'meilleur' visage.
Mais lorsqu'on y passe quelques jours, on s'impreigne d'une tout autre réalité, autrement plus saisissante. Jusque dans les grandes artères de la capitale.


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En fin d'apremidi, un tour sur le marché..


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1000 leks correspondent en gros à 8 euros. Les boutiques qui écoulent des tonnes de contrefaçon ont pignon sur rue. On a fait une razzia dans l'un d'eux, qui nous filait Need for Speed, fifa 07 ou encore PES 6 pour 2.50 euros l'unité.. la vie pas chère, jusque dans les restau. Moyen de commander 3 assiettes plus la bouteille de Cabernet pour moins de 10 euros.. midi et soir, pendant 4 jours, on a mangé comme des princes.


En fin de journée, on passe par l'immense musée historique de Tirana, qui retrace des siècles de lutte, et rien que ça. L'histoire d'un peuple qui s'est fait tapé sur la gueule depuis la nuit des temps. Mussolini, les Turcs, les Serbes, les Allemands, les Ottomans, les secousses des conflits balkaniques, le communisme.. y z'ont tout eu. Je sais pas si une nation a déjà autant morflé que ces pauvres albanais.

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Tirana by night, c'est déjà un peu plus joli. Des lueurs crépusculaires viennent mettre en valeur les rares curiosités architecturales parsemées de part et d'autre du canal.


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Au coeur de la capitale, la place Skanderberg cristallise l'essentiel des plus belles perspectives monumentales du pays. Outre la statue eponyme du héros national, on peut ainsi admirer la grande mosquée, l'opéra, la banque centrale, le musée historique et quelques bâtiments officiels.


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Pour l'anecdote, on a rencontré 2 françaises ce soir là, avec qui on est allé prendre un verre après le restau. L'une d'entre elle a démarré son tour d'Europe à Glasgow, et arrivait juste de Bratislava ;  l'autre est en stage à Pristina, capitale du Kosovo, dans une ONG, et nous a invité à passer quelques jours là-bàs..
v'là que j'ai un pied-à-terre au Kosovo maintenant.

Posté par p4pi à 17:50 - beyond Borders... - Permalien [#]

'tit tour en province..


Samedi matin, ciao Tirana, départ pour Durres. (Prononcer Dourrrrrlche.)

Réputée ville la plus touristique d'Albanie, rien que ça. (C'est a peu près aussi judicieux que de parler de la ville la plus tropicale du Groënland, par exemple).


Bref.

Y'a une mosquée jolie.. quelques statues.. un vieil amphitéâtre gallo-romain, 2-3 ruines et une plage pourrave.. ah, puis le palais du Roi Zog, sutout. À voir, qu'ils disaient.. sauf qu'il est fermé.


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Le reste, c'est de l'Albanie lambda, de la gadoue et des ordures.

On a passé une journée entière dans cette merveilleuse citée qu'est Dourrrrrlche. A défaut de voir des trucs sensationnels, on s'est tapé des barres à s'en rouler par terre.

Dans le cynisme, on peut aller très loin. Mais à Dourrrrrlche... plus loin encore.

Posté par p4pi à 17:58 - beyond Borders... - Permalien [#]

L'Albanie en routards..


Cap au Sud dimanche, direction Berat.

Jorg a jeté l'éponge, sommes encore 3 avec Pierre-Yves et Max.


Plus ancienne citée balkanique (2300 avant notre ère), Berat est une immense bourgade perdue dans les contreforts des montagnes, aujourd'hui 5e ville du pays.

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Alors Berat, pour nous, c'est avant tout l'histoire d'une rencontre, lol.

Ca commence sur les coups de 11h, alors qu'on se démenait pour trouver les horaires de bus. A un comptoir, on discute entre nous, et un type nous observe avec insistance. Le gars s'approche de moi : il parle français. C'est inespéré dans ce putain de bled où personne parle anglais déjà.

C'est comme ça qu'on a rencontré le phénomène. On commence à discuter, il nous emmène manger, insiste pour qu'on commande de la bonne bouffe, c'est lui qui régale.

Le gars s'appelle Beni, mais se fait appeler ''Bin Jaguar''. mdr.
Putain, Bin Jaguar, jamais entendu un surnom aussi naze. Il se trouve qu'il possédait une Jaguar autrefois (qu'il était super fier de me montrer en photo, mais qu'il a dû revendre pour 'soucis d'argent'' lol.), et que les habitants du coin l'ont affublé de ce nom à la con tout naturellement.



L'épisode Bin Jaguar.

Bin Jaguar, c'est pas le genre de gars a qui on confierait sa fille pour du baby-sitting.

Raciste féroce, macho rétrograde, cocaïnomane accro et.. meurtrier lol.
Né à Berat, arrivé tout jeune en France en clandos, a passé son enfance en banlieue lyonnaise, dans un foyer pour mineurs. C'est là bas qu'il a commencé à cultiver une haine farouche envers les arabes (pas 2 phrases sans parler des bougnouls, triste à entendre), jusqu'au jour où il en a planté un. 3 ans de taule, puis il s'est fait la malle avec la complicité d'un avocat verreux. Transit' par le sud de l'Italie, et retour au pays, où il s'est fait remettre à l'ombre après avoir buté un flic qui le chatouillait de trop près. Version officielle. Après, à chacun de discerner la part de mythomanie dans l'odyssée du bonhomme. Bref. J'vous passe ce qu'on a entendu sur les femmes aussi ^^ (Ne jamais se lever pour aller commander un verre. C'est à ces salopes, de venir elles-mêmes les apporter..)

Ceci dit, avec nous c'était une crème. Il nous a monté dans sa merco pour nous emmener jusqu'aux vestiges du château qui fait la fierté de la région, en haut des collines qui dominent Berat. Nous a attendu là bàs, repayé un verre en terrasse, puis une bière en bas. Et enfin, nous a déposé au bus, où on s'est finalement séparés au milieu de l'aprèmidi. Ciao l'artiste.

Posté par p4pi à 18:02 - beyond Borders... - Permalien [#]

Histoire de prolonger le plaisir...


On décide de finir sur la côte. Après un trajet en bus mémorable (on était détesté de tout le bus en fait, pour je ne sais quelle obscure raison^^), on atteint Vlora le dimanche en soirée.

Vlora, sur la côte Ionienne (point de départ de la Riviera albanaise) est une ville littorale où on ira pas jusqu'à dire qu'il fait bon vivre, m'enfin il fait toujours meilleurs que partout ailleurs en Albanie.

Je dois avouer que notre première impression a même été plutôt positive, l'avenue principale disposant de troittoirs dallés, phénomène rare en ces contrées, et même bordées de palmiers. Limite animée.

M'enfin faut pas s'enflammer hein.. parce qu'en fait, c'est la seule rue éclairée de la ville. La seule a peu près propre aussi. La seule que vous verrez jamais sur les cartes postales.
De suite après, dès les artères adjacentes, on retrouve une Albanie plus familère. En photos, le chemin d'accès à l'hotel, et la vue depuis notre chambre..

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Le lendemain, c'est jour férié. Aucun bus pour la Grèce. Faudra tenir 24h de plus dans cette ville pourrave en tuant le temps comme on peut ^^


L'aprèmidi, c'est pas un souci. Il fait toujours un temps estival, la ballade est agréable :
Rien à voir, mais au moins on l'aura vu.

En vrac, des  plages de boues, des terrains vagues où les mômes jouent avec les dindons au milieu des détritus, des vestiges communistes..

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Un taxi nous emmène à travers des chemins escarpés et caillouteux jusqu'aux ruines d'un château ancien, d'où la vue sur toute la vallée est imprenable. Clair que vu comme ça, c'est sympa l'Albanie.


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Le plus dur commence à la tombée de la nuit. C'est à dire, en Albanie, sur les coups de 16h. (La misère est moins pénible au soleil disait l'autre.. encore faut il que le soleil se couche à une heure décente.. )

En fait l'unique bus pour la Grèce part à 4h30 du mat'. Et pas question de payer une nuit d'hotel de plus. On tuera le temps comme on peut. 12h à meubler.. qui, au final, passèrent très vite. On traine au cyber (ui, c'est à ce moment là qu'on s'est fait une msn-conférence avec les 4 benoit mdr, pour situer..) tite dédicasse à ceux qui se la racontent parce qu'ils sont à Toronto, ceux qui sont sélectionnés en Equipe de France ou ceux qui partent à Sydney.. bande d'enfoirés :p


puis bon, pour changer lol, restau. On s'est fait méchamment zizir ce dernier soir. Pour missa, une pizza, suivie d'une assiette de penne, un poisson de 300 grammes et des spaghettis bolognaises pour faire descendre tout ça. On a laché 45 euros, là où pour la même chose en France on aurait dû cracher 150.

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A minuit, y'avait plus personne dans le restau. Le gars devait prier pour qu'on s'en aille, pour aller se coucher. Mais nan.. nescaffés, amstel, budweiser.. on s'est rincé jusqu'à 4h. après quoi on est allé sagement s'endormir dans notre bus. Une nuit de voyage... retour à la civilisation.


Posté par p4pi à 18:14 - beyond Borders... - Permalien [#]

23 novembre 2006

L'envers du décor


Au travers des séjours à Tirana, Durres, Berat et enfin Vlora, on a vu à la fois la capitale, l'Albanie littorale, balnéaire, historique .. On a pu appréhender ainsi le pays dans toute sa diversité touristique. Pourtant, l'ensemble de ces clichés ne reflète qu'une partie du truc.

Derrière ce visage d'une Albanie citadine encore relativement digne, il a toute une Albanie profonde, celles des montagnes, des campagnes, des bourgades pommées..

Rien de tel que les trajets en bus pour saisir ces réalités. Ici ou là, des paysans qui labourent les champs à la main au levé du soleil. Tout le monde à la tâche, de la grand-mère à la petite fille. Des pépés qui font des kilomètres à pied sur un sol caillouteux avec 2 mulets chargées de provisions pour atteindre le village voisin. Vision du 19e siècle en live.
Des routes dans un état déplorable. Partout, des ruines, des constructions dont on ne sait si elles sont inachevées ou abandonnées... des déchets omniprésents, une nature sale et hostile.. une vaste décharge, à grande échelle.


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5 jours passés en Albanie au final. Je le recommanderai pas à tout le monde, mais perso ça restera comme une expérience unique, et une immense satisfaction de l'avoir fait.

Posté par p4pi à 12:52 - beyond Borders... - Permalien [#]
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